Burkina Faso: interdiction d’une marche annoncée contre la détention de Roch Kaboré
La marche annoncée pour demain, samedi 28 mai 2022, pour demander la libération de l’ancien président Roch Kaboré, a été interdite par les autorités burkinabé.

La marche annoncée pour demain, samedi 28 mai 2022, pour demander la libération de l’ancien président Roch Kaboré, a été interdite par les autorités burkinabé.
Ce vendredi 27 mai 2022, le Haut-commissaire du Kadiogo, chargé de l’expédition des Affaires courantes de la commune de Ouagadougou, a interdit la marche suivie d’un meeting annoncée par des organisations de la société civile pour une liberté totale de l’ex-dirigeant Roch Kaboré.
« J’accuse réception de votre message ci-dessous citée en référence, par laquelle vous sollicitez une autorisation d’occupation de l’espace public en vue de l’organisation d’un meeting pacifique et de protestation contre la détention arbitraire de l’ex Président Roch Marc Christian Kaboré au Rond-point des Droits humains à la Patte-d’oie, le samedi 28 mai 2032 à partir de 8h », indique le communiqué du haut-commissaire Christian Charles Rouamba.
« Au regard du contexte et pour des raisons d’ordre sécuritaire, je vous fais part par la présente, que votre manifestation est interdite », a décidé le haut-commissaire.
En début de semaine, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti de Roch Kaboré, a dénoncé une énième fois, les mesures restrictives imposées à l’ex-dirigeant. Pour le MPP, les droits de l’ancien président ne sont pas respectés. Il « n’est ni libre de ses mouvements ni libre de recevoir certaines personnes ni libre de communiquer », regrette le parti.
Articles liés
Bola Ahmed Tinubu affirme que sa présidence au Nigeria relève d’un « dessein divin »
Crise chez Les Démocrates: Espérience Tèbè pessimiste sur la survie du parti et voit un ralliement à la mouvance comme solution
Saisie sur la réforme de sa propre loi organique: la Cour constitutionnelle ferme la porte au jugement des faits
Congo-Brazzaville : Faible engouement pour la présidentielle lié à la précarité socio-économique