Burkina Faso et lutte antiterroriste: le gouvernement joue la carte de la prudence
Réunis en Conseil des ministres ce mercredi, les membres du gouvernement burkinabé ont décidé de la prorogation de l’Etat d’urgence de 18 mois à travers un projet de loi qui sera soumis à l’Assemblée Nationale.

Réunis en Conseil des ministres ce mercredi, les membres du gouvernement burkinabé ont décidé de la prorogation de l’Etat d’urgence de 18 mois à travers un projet de loi qui sera soumis à l’Assemblée Nationale.
En présence du président Roch Kaboré, les membres du gouvernement burkinabé ont entériné de nombreuses décisions d’intérêt national. Au plan sécuritaire, ils ont déploré le massacre de plusieurs civils par des hommes armés le week-end dernier. Face au terrorisme qui ne cesse d’étendre ses tentacules dans le pays, les autorités burkinabé ont opté pour la prudence. En effet, elles ont annoncé la prorogation de l’Etat d’urgence de 18 mois à travers un projet de loi qui sera soumis à l’Assemblée nationale. L’Etat d’urgence en vigueur devrait prendre fin en juillet prochain.
Le Burkina Faso est souvent attaqué par des hommes armés non identifiés. Des enlèvements et des actes d’atrocité sont couramment enregistrés dans le pays ; ce, malgré le recrutement des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) qui prêtent main forte à l’armée nationale dans la lutte contre le terrorisme. Dans la nuit du vendredi à samedi, plus d’une centaine de personnes ont été tuées à Solhan, dans la province du Yagha de la région du Sahel au Burkina Faso.
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