Budget 2026 : 373,5 milliards FCFA pour la masse salariale des fonctionnaires
Le projet de budget 2026 du Togo consacre 373,5 milliards de francs CFA à la masse salariale de l’administration publique, soit 13,6 % d’un budget national équilibré à 2 751 milliards FCFA. Ce montant représente une hausse de 5 % par rapport aux 355 milliards inscrits pour 2025 et une augmentation de 16 % par rapport à la prévision de 2024 (321 milliards), reflétant une progression significative des charges de personnel.

Le projet de budget 2026 du Togo consacre 373,5 milliards de francs CFA à la masse salariale de l’administration publique, soit 13,6 % d’un budget national équilibré à 2 751 milliards FCFA. Ce montant représente une hausse de 5 % par rapport aux 355 milliards inscrits pour 2025 et une augmentation de 16 % par rapport à la prévision de 2024 (321 milliards), reflétant une progression significative des charges de personnel.
Inscrite au titre du budget général, cette enveloppe couvrira l’ensemble des dépenses liées aux agents publics : salaires et émoluments, indemnités diverses, primes, prestations familiales, cotisations patronales et autres décaissements afférents au personnel de l’État. Les crédits prévus visent à assurer la rémunération courante des fonctionnaires et à prendre en charge des obligations sociales et contractuelles incombant à l’employeur public.
Sur le plan nominal, l’augmentation budgétaire se traduit par un surcroît de 18,5 milliards FCFA par rapport à 2025 et de 52,5 milliards par rapport à la prévision 2024. Le poids de la masse salariale dans les dépenses publiques reste ainsi notable et occupe une part importante des ressources inscrites dans la loi de finances pour l’année 2026.
Facteurs de la progression de la masse salariale
Les autorités expliquent cette montée des dépenses par l’accroissement des effectifs de la fonction publique. Depuis mars 2025, plus de 3 000 nouveaux agents recrutés à l’issue du concours général organisé le 26 février 2022 ont été intégrés aux corps administratifs. Ces intégrations, réalisées sur la base des listes issues du concours, ont entraîné une prise en charge immédiate des rémunérations et des droits sociaux correspondants.
Outre le concours général, le gouvernement évoque des recrutements sectoriels conduits par différents ministères et administrations, qui ont également contribué à l’élargissement de la masse salariale. Ces opérations de recrutement ciblé répondent à des besoins identifiés au sein de plusieurs services publics et se traduisent par des charges supplémentaires pour le budget de l’État.
Par ailleurs, le document budgétaire mentionne des ajustements administratifs prévus au cours de l’exercice 2026 susceptibles d’impacter la situation individuelle du personnel : reclassements, promotions, régularisations de situation et autres mesures de gestion des carrières. Ces mouvements internes génèrent des incidences financières, notamment en termes d’augmentations de traitement et de droits associés.
Le choix d’inscrire ces crédits au budget général confirme la prise en charge par l’État des obligations de paiement liées au personnel et précise les postes comptables concernés, sans toutefois détailler, dans le texte public, la ventilation exacte par ministère ou par catégorie de personnel. Les autorités précisent que les montants incluent également les cotisations patronales et les prestations familiales versées aux agents



