Bruno Salomone s’était transcendé pour son rôle de policier dans Dans l’ombre des dunes

Bruno Salomone, qui s’est éteint le 15 mars à l’âge de 55 ans des suites d’une longue maladie, laisse un vide dans le paysage audiovisuel français. L’annonce de sa disparition a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où collègues, proches et spectateurs ont salué le talent de l’acteur, connu pour ses rôles au théâtre, à la télévision et au cinéma, dont celui de Denis Bouley sur France 2 et sa prestation marquante dans le téléfilm Dans l’ombre des dunes.

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Bruno Salomone s’était transcendé pour son rôle de policier dans Dans l’ombre des dunes
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Révélé à la fin des années 1990, Bruno Salomone s’est d’abord fait connaître par son travail au sein de la troupe Nous C Nous, qui a contribué à installer sa réputation d’humoriste. Progressivement, il a élargi son registre et montré une capacité à incarner des personnages variés, quittant parfois les territoires de la comédie pour des rôles plus dramatiques ou nuancés.

Sur le petit écran, il est resté particulièrement associé au personnage de Denis Bouley, qu’il a interprété pendant près de 17 ans sur France 2. Cette incarnation a durablement marqué une partie du public, le personnage incarnant une génération de parents confrontés aux nouvelles approches éducatives et aux questionnements contemporains sur l’éducation familiale.

Un acteur impliqué dans ses personnages

Interrogé à plusieurs reprises sur son rapport aux rôles, Bruno Salomone expliquait privilégier des scénarios qui l’emmènent autant par l’histoire que par le personnage. Dans les colonnes de Télé 7 Jours, il confiait à propos du téléfilm Dans l’ombre des dunes qu’il avait été « pris en otage par le récit » et qu’il n’avait « pas vu venir la fin », signe, selon lui, de la qualité de la construction dramatique et de son implication dans ce projet.

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Dans ce téléfilm, il interprète un policier chargé d’une enquête imprévue sur un meurtre. L’acteur disait se reconnaître dans cette figure par une forme de résilience : un trait qu’il estimait partagé avec son personnage et qui l’avait convaincu d’accepter le rôle.

Le tournage de Dans l’ombre des dunes a eu lieu à Arcachon au mois de décembre, dans des conditions météorologiques difficiles. Bruno Salomone relatait que le froid et les scènes en extérieur, notamment celles se déroulant dans l’eau, avaient rendu le travail plus exigeant. Malgré ces contraintes, il mettait en avant la bonne ambiance sur le plateau et l’esprit chaleureux de l’équipe.

Il évoquait également des souvenirs de tournage liés à l’humour nerveux qui naissait parfois des situations : la première personne qui meurt dans l’histoire s’appelle « Babar », détail qui aurait déclenché « quelques fous rires nerveux » parmi les comédiens. Il rappelait une scène où il devait figurer à l’agonie et avouait avoir eu beaucoup de mal à garder son sérieux.

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