Bruno Salomone est mort à 55 ans

Bruno Salomone, comédien et humoriste connu pour ses rôles à la télévision et au cinéma, est décédé le dimanche 15 mars 2026 à l’âge de 55 ans, a annoncé son agent Laurent Grégoire à l’AFP. Selon son représentant, il s’est éteint après s’être battu contre une longue maladie. Cette disparition intervient alors que le public se souvient de ses prestations dans des formats populaires tels que Caméra Café et la troupe Nous C Nous.

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Bruno Salomone est mort à 55 ans
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Révélé au grand public à la fin des années 1990, Bruno Salomone s’était imposé par son ton et ses personnages, d’abord sur scène avec la troupe Nous C Nous, puis à la télévision et au cinéma. Sa carrière, marquée par des collaborations avec Jean Dujardin et des apparitions dans des comédies grand public, lui a permis de devenir une figure reconnaissable du paysage audiovisuel français.

Outre son parcours artistique, Bruno Salomone avait rendu publique sa lutte contre la misophonie, un trouble sensoriel qui le gênait depuis l’enfance. Il avait évoqué cette pathologie dans plusieurs entretiens et dans un ouvrage autobiographique qui lui a valu des témoignages de soutien de la part de personnes concernées.

Parcours professionnel et engagement contre la misophonie

Né artistiquement dans la troupe Nous C Nous en 1998, Bruno Salomone s’est fait connaître avec des camarades tels qu’Éric Collado, Emmanuel Joucla, Éric Massot et Jean Dujardin, au sein d’une formation mise en lumière par l’émission Fiesta de Patrick Sébastien sur France 2. Il a ensuite participé à Farce Attaque aux côtés de Jean Dujardin avant d’entamer une carrière solo en 2000.

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À la télévision, il a acquis une large visibilité grâce à la série Caméra Café, diffusée sur M6, puis a poursuivi sa trajectoire au cinéma. Il figure notamment au générique de comédies populaires comme La Beuze, avec Michaël Youn, et Brice de Nice, où il retrouve Jean Dujardin.

Sur le plan personnel, il avait expliqué dès 2003, dans l’émission Ça ne sortira pas d’ici animée par Michel Cymes, souffrir de misophonie. Il décrivait alors des réactions intenses face à certains bruits — mâchonnements, craquements — et expliquait que le trouble était mal compris : « on ne sait pas comment communiquer avec parce que ça passe pour un caprice », disait-il. Selon lui, environ 15 % de la population française serait concernée par des manifestations plus ou moins marquées de ce phénomène.

Bruno Salomone racontait avoir pris conscience de cette sensibilité dès l’âge de 10 ans et avoir tenté différentes approches pour y faire face, y compris l’hypnose, sans succès. Il avait relaté son expérience dans un livre intitulé Les Misophone et avait trouvé des repères et du soutien via des groupes de personnes souffrant des mêmes symptômes sur les réseaux sociaux.

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Dans un entretien accordé à Europe 1, il évoquait l’impact de la misophonie sur ses relations : une prise de conscience progressive de son entourage après la publication de son ouvrage, des excuses parfois formulées par ses proches, et un travail personnel pour garder de la distance et de l’humour face à la situation.

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