Bénin : Romuald Wadagni esquisse une stratégie régionale et tend la main aux pays de l’AES

À l’occasion de la présentation de son projet de société pour l’élection présidentielle de 2026, Romuald Wadagni a déroulé une vision structurée autour de la transformation économique, de la lutte contre l’extrême pauvreté et du renforcement de l’action publique. Mais au-delà des priorités internes, il a également axé son discours sur la nécessité d’une coopération régionale accrue, notamment avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Paul Arnaud DEGUENONVoir tous ses articles
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Sécurité
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Bénin : Romuald Wadagni esquisse une stratégie régionale et tend la main aux pays de l’AES
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Dans un contexte marqué par les crises sécuritaires et économiques qui secouent l’Afrique de l’Ouest, le candidat du parti au pouvoir, Romuald Wadagni, insiste sur une réalité qu’il juge incontournable : aucun pays ne peut, à lui seul, répondre efficacement aux défis actuels. « La capacité d’un État à répondre aux attentes dépend également de ce qui se passe autour de lui », affirme-t-il en pointant l’interdépendance croissante des économies et des enjeux sécuritaires dans la sous-région.

Pour Romuald Wadagni, trois défis majeurs sont aujourd’hui partagés par tous les pays voisins : la sécurité, la pauvreté de masse et la pression démographique liée à la jeunesse. Des problématiques qui, selon lui, imposent une réponse collective.

Ainsi, le candidat à la présidentielle d’avril 2026 évoque explicitement la relation avec les pays voisins, dans un contexte où les liens entre certains États de la sous-région se sont fragilisés ces dernières années. Sans les nommer directement, il adresse un signal clair aux membres de l’Alliance des États du Sahel — Mali, Burkina Faso et Niger.

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« La nature nous a fait voisins et on ne pourra rien y faire. Autant collaborer davantage », lance-t-il, dans une formule qui sonne comme une volonté d’apaisement et de relance du dialogue régional.

Ce positionnement marque une inflexion notable. Plutôt que de s’inscrire dans une logique de distance ou de confrontation, Romuald Wadagni propose de « repartir vers ceux qui peinent à nous faire confiance », suggérant ainsi une diplomatie proactive, tournée vers la reconstruction des liens.

Sécurité : vers une approche coordonnée à l’échelle sous-régionale

Sur le plan sécuritaire, le candidat reconnaît les limites d’une stratégie strictement nationale. Malgré le renforcement annoncé des capacités militaires — équipements technologiques, surveillance des frontières, déploiement de polices municipales — il estime que ces mesures resteront insuffisantes sans une coordination avec les États voisins.

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Pour lui, sans coopération transfrontalière, les menaces, notamment terroristes, risquent simplement de se déplacer avant de réapparaître. Une analyse qui rejoint celle de nombreux experts en sécurité régionale, pour qui la mutualisation des renseignements et des opérations est devenue indispensable.

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