Bénin – Investiture de Talon: Richard Ouorou justifie pourquoi Soglo et Yayi devraient être absents

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Invités le dimanche 23 Mai dernier à l’investiture du président Patrice Talon, les deux anciens chefs d’Etat, Nicéphore Soglo et Boni Yayi ont brillé par leur absence. Le politologue Richard Boni Ouorou justifie l’indifférence des deux chefs d’Etat et leur donne raison.

Conformément aux normes républicaines, les anciens présidents Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi ont reçu une invitation pour participer à la cérémonie d’investiture du président Patrice Talon, réélu pour un second mandat.

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Mais les deux hommes d’Etat ont boycotté l’invitation suscitant la polémique au sein de l’opinion.

Pour certains, l’absence des deux anciens chefs d’Etat à la cérémonie d’investiture de leur successeur, est une atteinte à la république et un manque d’élégance.

Une lecture de la situation que ne partage pas le politologue Richard Boni Ouorou. Lui pense plutôt que la « sacralité » des liens institutionnels qui existait encore entre les anciens chefs d’Etat et leur précédente fonction et qui explique leur présence à cet événement, est foulée au pied quand le successeur demanda aux policiers de gazer l’un au marché Dantokpa, de le maintenir enfermé dans son lieu de résidence pendant plus de 52 jours, sans aucune ordonnance restrictive émise par un juge.

Richard Boni Ouorou donne ainsi raison aux anciens chefs d’Etat. Selon lui, quand le successeur suggère avec mépris à l’opinion et à ses partisans que ses prédécesseurs n’ont contribué en rien au développement du pays et qu’il est lui, en train de tout organiser, il y a lieu pour ceux-ci de prendre leur distance.

L’utilisation du verbe « organiser », poursuit-il dans sa justification, n’est pas anodine, car sous prétexte de reformer l’Etat et les institutions, Patrice Talon est en train de réorganiser l’Etat et lui adapte les institutions qui serviront la nouvelle organisation.

Pour Richard Boni Ouorou, dans de telles circonstances et compte tenu du caractère méprisant de l’hôte connu des uns et des autres, il serait hasardeux voire suicidaire pour des pères de familles, d’aller poser leurs fesses et se forcer d’afficher un sourire hypocrite pour les besoins de la circonstance.

« Ne pas y aller, n’étant pas une infraction morale commise envers la république, y aller aurait été un manque de respect pour soi-même et pour ceux et celles qui vouent encore une solidarité à la personne de ces deux anciens chefs d’État« , a conclu Richard Boni Ouorou.

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