Bénin: Fred Houénou répond aux critiques de Gérard Gbénonchi sur la « libération des prisonniers politiques » promis par Hounkpè
La déclaration du député Gérard Gbénonchi, selon laquelle « on ne peut pas avoir pour programme la libération des prisonniers », prononcée sur Bip Radio le dimanche 19 avril 2026, n’est pas passée inaperçue. Elle a suscité une réaction ferme de Fred Houénou, qui y voit une lecture réductrice, voire inquiétante, de l’action politique dans un État de droit.

Pour Fred Houénou, la libération des prisonniers politiques ne relève ni du slogan facile ni d’un effet de tribune. Elle constitue, au contraire, une exigence démocratique fondamentale, surtout dans un contexte où les libertés publiques sont contestées et où la justice est perçue par une partie de l’opinion comme fragilisée.
Selon lui, refuser d’en faire une priorité politique revient à ignorer l’une des urgences majeures du moment. « Un programme politique, rappelle-t-il en substance, n’est rien d’autre qu’une réponse organisée aux fractures d’une Nation. »
Dès lors que des citoyens sont privés de liberté dans des conditions controversées et que des voix dissidentes se disent réduites au silence, la question ne peut être reléguée au second plan.
Fred Houénou insiste sur un point central : aucun développement durable ne peut s’ancrer dans un environnement où les libertés fondamentales sont affaiblies.
Routes, croissance économique ou réformes sociales perdent leur sens si la confiance entre l’État et les citoyens est rompue. L’histoire politique, souligne-t-il, montre que la restauration des libertés précède toujours la consolidation du progrès.
C’est dans cette logique que la libération des prisonniers politiques avait été érigée en pilier du projet de société de la Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), dirigée par Paul Hounkpè, dont Fred Houénou fut le porte-parole. Non comme une fin en soi, mais comme un acte fondateur destiné à restaurer la justice, la liberté d’expression et la confiance publique.
À ses yeux, gouverner ne se limite pas à gérer des chiffres ou à inaugurer des infrastructures. Gouverner, c’est aussi réparer les fractures, apaiser les tensions et recréer les conditions d’une adhésion populaire sincère. Sans gestes forts en faveur de ceux qui incarnent aujourd’hui les lignes de rupture de la démocratie, il n’y aura ni réconciliation nationale, ni paix durable.
Faire de la libération des prisonniers politiques une priorité, précise Fred Houénou, n’équivaut donc pas à réduire un programme à une seule mesure. C’est, conclut-il, poser la première pierre d’un nouveau pacte républicain, fondé sur une justice équitable, le respect des droits fondamentaux et la pleine reconnaissance des libertés publiques.
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