Bénin : à la veille de la présidentielle, la CENA mobilisée pour assurer le matériel de vote
Dimanche 12 avril 2026, près de 7 897 287 électeurs béninois sont appelés à désigner la personne qui succédera à Patrice Talon, qui quitte la présidence après deux mandats. Le scrutin présidentiel doit clore la série d’élections générales qui ont commencé plus tôt cette année.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) met tout en œuvre pour ne pas répéter les incidents survenus lors du scrutin communal et législatif du 11 janvier, quand de nombreux bureaux, notamment dans le sud du pays, ont subi de longs retards au lancement du vote.
Ce dysfonctionnement avait contraint certains centres à prolonger les opérations bien au-delà de la journée, jusqu’à après minuit, pour respecter la durée légale du vote. La CENA avait reconnu ces manquements et avait évoqué des intempéries comme facteur aggravant.
Du côté de l’administration électorale, le professeur François Abiola, membre du Conseil électoral, assure que les erreurs passées ont été analysées et corrigées. Selon lui, la préparation logistique a été renforcée pour limiter les risques de rupture ou de retard.
Plus de 1 700 observateurs mobilisés
Les autorités électorales indiquent que les kits destinés à plus de 17 000 bureaux de vote ont été acheminés et réceptionnés mercredi dernier en convois sécurisés. Ces colis comprennent notamment les bulletins, les listes d’électeurs, les feuilles d’émargement, l’encre indélébile et les chasubles du personnel.
Un réseau de 81 points focaux a été mis en place pour vérifier que chaque site dispose du matériel nécessaire ; en cas d’oubli, des renforts peuvent être envoyés avant l’ouverture des bureaux, par camion ou, si besoin, par hélicoptère.
Les électeurs doivent choisir entre deux candidats clairement identifiés : Romuald Wadagni, soutenu par la mouvance au pouvoir, et Paul Hounkpè, arrivé comme candidat du FCBE, courant qualifié d’opposition modérée.
La société civile a installé à Cotonou une salle nationale d’observation électorale et annonce le déploiement de plus de 1 700 observateurs sur le terrain. Pour Fatoumatou Batoko Zossou, présidente de la plateforme électorale des organisations de la société civile, ce dispositif vise à prévenir les tensions post-électorales auxquelles la sous-région a parfois été confrontée et à restaurer la confiance des citoyens dans le processus.
Les bureaux de vote ouvriront à 07h00 et fermeront à 16h00, offrant neuf heures pour voter ; les autorités insistent sur la nécessité du respect des horaires et de la bonne tenue des opérations dans l’ensemble du pays.
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