Audit du fichier électoral: voici pourquoi Moele-Bénin ne peut pas accompagner l’initiative
Le parti MOELE-Bénin a officiellement annoncé son refus de s’associer à l’audit du fichier électoral initié par une partie de l’opposition. La position a été exprimée mardi 4 février 2025, lors d’une audience accordée à une délégation du comité de pilotage de l’initiative, conduite par Jean-Baptiste Elias.

L’idée d’auditer le fichier électoral est portée par le parti Les Démocrates, qui a sollicité l’aval du président Patrice Talon. Ce dernier a donné son feu vert et proposé un financement de l’État pour l’opération. L’initiative a ensuite été confiée au Cadre de concertation des forces politiques de l’opposition, regroupant plusieurs partis d’opposition à l’exception de la FCBE. Ce cadre a mis en place un comité de pilotage, chargé de conduire l’audit.
Afin de rallier le plus grand nombre à la démarche, le comité de pilotage a rencontré plusieurs partis politiques, dont les deux principales formations de la mouvance présidentielle : l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR). Ces derniers ont décliné l’offre, invoquant des raisons juridiques et politiques.
MOELE-Bénin s’aligne sur la position de la mouvance
Dans la poursuite de ses consultations, le comité de pilotage a sollicité MOELE-Bénin, dirigé par Jacques Ayadji. Toutefois, comme l’a précisé le parti sur sa page Facebook, ses responsables ont exposé une série de raisons justifiant leur refus de s’impliquer dans l’audit du fichier électoral.
Cette décision place MOELE-Bénin dans la même ligne que l’UPR et le BR, qui avaient également rejeté l’initiative. Pour le BR, cet audit remettrait inutilement en cause la crédibilité des élections générales de 2026. L’UPR, quant à lui, a estimé que la démarche ne respecte pas les textes en vigueur concernant l’établissement de la Liste Électorale Informatisée (LEI).
Avec ce nouveau refus, l’initiative d’audit du fichier électoral se retrouve confrontée à un manque d’adhésion des principaux partis de la mouvance présidentielle, ce qui pourrait limiter sa portée et son impact sur le processus électoral à venir.
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