Au Sénégal, la fronde s’intensifie entre étudiants et gouvernement
Un mouvement de grève a été lancé ce mardi 17 février 2026 dans plusieurs établissements universitaires du Sénégal. Les cours sont suspendus sur de nombreux campus, où les étudiants ont répondu à l’appel des amicales pour marquer leur mécontentement et exiger des réponses rapides des autorités.

Un mouvement de grève a été lancé ce mardi 17 février 2026 dans plusieurs établissements universitaires du Sénégal. Les cours sont suspendus sur de nombreux campus, où les étudiants ont répondu à l’appel des amicales pour marquer leur mécontentement et exiger des réponses rapides des autorités.
Au cœur des revendications figurent la libération d’étudiants actuellement détenus, ainsi que des éclaircissements sur le décès d’un jeune présent sur le campus survenu lundi 16 février 2026. Les organisations étudiantes réclament que la lumière soit faite sur les circonstances ayant entouré ce drame.
La question du versement des bourses occupe également une place centrale dans la liste des doléances : les amicales demandent le règlement immédiat des aides financières promises, estimant que des retards pénalisent gravement les étudiants.
À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), les groupements étudiants ont pris la tête du mouvement, appelant à la mobilisation et au maintien de la pression tant que leurs exigences ne seront pas satisfaites. Sur le terrain, la journée a été marquée par des rassemblements et des arrêts de cours.
Mobilisation, tensions et attentes
Les premières heures de la grève ont été caractérisées par une forte présence étudiante dans les lieux stratégiques des universités concernées. Les amicales multiplient les prises de parole pour organiser les actions et coordonner les revendications, insistant sur la nécessité d’une enquête indépendante concernant le décès constaté le 16 février 2026.
Interrogées, plusieurs voix étudiantes dénoncent une gestion qu’elles jugent opaque des dossiers disciplinaires et des bourses, et appellent à des mesures concrètes de la part des responsables universitaires et des autorités publiques. Les appels à la médiation et à la transparence se font entendre de manière récurrente.
Pour l’heure, les suites du mouvement dépendront en grande partie des réponses apportées par les différentes parties prenantes. Les étudiants maintiennent la pression en attendant des gestes tangibles sur les détentions, l’enquête sur le décès et le paiement des bourses.
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