Au Kenya, la sécheresse la plus grave depuis 1981
D’après les responsables kenyans, environ 3,3 millions de personnes se retrouvent aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire, confrontées à un risque accru de famine. La situation humanitaire s’est détériorée au fil des mois, mettant sous pression des familles déjà fragilisées.

D’après les responsables kenyans, environ 3,3 millions de personnes se retrouvent aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire, confrontées à un risque accru de famine. La situation humanitaire s’est détériorée au fil des mois, mettant sous pression des familles déjà fragilisées.
Le pays a connu une série de saisons des pluies déficitaires : quatre campagnes pluviométriques consécutives ont été insuffisantes, privant cultures et pâturages de l’humidité nécessaire. Cette sécheresse persistante a entraîné des récoltes avortées, des puits asséchés et des troupeaux fortement éprouvés.
Vingt-trois comtés subissent actuellement les effets de cette crise, soit près de la moitié du territoire national. Les perturbations ne se limitent donc pas à des poches isolées, mais concernent un vaste ensemble de régions et de populations.
Les zones du nord et de l’est, caractérisées par des climats aride et semi-aride, concentrent les dommages les plus sévères. Là où l’agriculture pluviale est déjà marginale, les communautés pastorales et agropastorales sont particulièrement vulnérables : pâturages, points d’eau et ressources alimentaires y sont devenus rares.
Conséquences sur les populations et réactions
Face à la raréfaction des vivres et de l’eau, des ménages recourent à des stratégies de survie telles que la vente de bétails, des migrations vers les centres urbains ou la réduction drastique des portions alimentaires. Ces adaptations, si elles permettent de tenir à court terme, fragilisent davantage les moyens d’existence à long terme.
Les autorités locales et les acteurs humanitaires multiplient les interventions d’urgence : distributions alimentaires ciblées, approvisionnement en eau et appui nutritionnel pour les groupes les plus exposés. Des appels à l’aide sont également lancés pour intensifier les opérations et prévenir une aggravation de la situation sanitaire.
Outre la réponse immédiate, des voix s’élèvent pour insister sur la nécessité d’investissements dans des solutions durables — renforcement des systèmes d’approvisionnement en eau, techniques agricoles résilientes et programmes de protection sociale — afin de réduire la vulnérabilité face aux chocs climatiques répétés.
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