Anouchka Delon demande 65 000 € à Alain‑Fabien et 50 000 € à Anthony
Anouchka Delon a assigné ses deux frères en justice pour la diffusion d’un enregistrement privé dans lequel elle s’exprime au téléphone avec leur père, l’acteur Alain Delon, décédé le 18 août 2024. Le procès qui s’est tenu le 17 mars devant le tribunal de Paris porte sur la qualification pénale de l’enregistrement et sur la demande de dommages et intérêts formulée par la fille unique du comédien.

L’enregistrement incriminé, daté du 5 janvier 2024, a été rendu public sur les réseaux sociaux. On y entend Anouchka prononcer plusieurs phrases qui ont été largement relayées par la presse et les internautes, telles que : « On est en train de te prendre pour un débile… et moi une conne qui manipule son père » et « (On dit) que t’es gâteux, qu’Anthony va te mettre sous tutelle ». La diffusion de ces propos a alimenté les tensions entre les héritiers Delon et a provoqué, selon l’avocate d’Anouchka, un préjudice important pour la jeune femme.
Alain Delon est décédé à l’âge de 88 ans, à Douchy (Loiret). Depuis sa disparition, la succession et la gestion de l’image du défunt continuent d’opposer ses enfants : Anouchka, désignée comme la seule héritière du droit moral de son père, et ses frères Alain‑Fabien et Anthony.
Procès du 17 mars : qualifications retenues et demandes financières
Lors de l’audience du 17 mars, les deux frères ont été confrontés à la qualification de délit retenue par le parquet : « utilisation, conservation ou divulgation d’un document ou enregistrement obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui ». Anouchka n’était pas présente à la barre.
À la défense, Alain‑Fabien Delon, âgé de 32 ans, a expliqué avoir divulgué la conversation dans un but qu’il a présenté comme protecteur : « pour protéger son père », a‑t‑il plaidé, ajoutant qu’il souhaitait « honorer la mémoire » du comédien. Il a également indiqué avoir supprimé l’enregistrement le jour du décès d’Alain Delon, « par respect ».
De son côté, Anthony Delon a partagé la même séquence sur son compte Instagram et, selon les éléments portés devant le tribunal, cette publication reste accessible à ce jour sur la plateforme. L’avocate d’Anouchka a soutenu que la diffusion avait généré des moqueries et des condamnations publiques à l’encontre de sa cliente, qualifiée par certains médias de « la sorcière de la famille », image invoquée pour chiffrer le préjudice moral subi.
Sur le plan civil, Anouchka réclame des dommages et intérêts : 65 000 euros à l’encontre d’Alain‑Fabien pour avoir effectué l’enregistrement et procédé à sa diffusion sur Instagram, et 50 000 euros à l’encontre d’Anthony pour le relais de cette vidéo sur ses réseaux sociaux, selon les informations rapportées par RTL.
Le procès, initialement prévu le 10 avril 2025, avait été reporté pour des raisons non précisées publiquement. Le tribunal de Paris a indiqué que la décision serait rendue le 3 juin prochain.
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