Afrique du Sud : déploiement de l’armée d’ici dix jours pour lutter contre les gangs confirmé

Le ministre de la Police par intérim a annoncé devant le Parlement, mardi 17 février 2026, qu’une intervention des forces armées serait engagée dans un délai de dix jours pour venir en appui à la lutte contre la criminalité, avec un accent particulier mis sur la violence liée aux gangs.

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Afrique du Sud : déploiement de l’armée d’ici dix jours pour lutter contre les gangs confirmé
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Le ministre de la Police par intérim a annoncé devant le Parlement, mardi 17 février 2026, qu’une intervention des forces armées serait engagée dans un délai de dix jours pour venir en appui à la lutte contre la criminalité, avec un accent particulier mis sur la violence liée aux gangs.

Cette décision faisait écho à une annonce précédente du président Cyril Ramaphosa, lors de son allocution à la nation le 12 février 2026, où il avait évoqué le recours à l’armée pour renforcer les opérations de sécurité intérieure.

À l’annonce de ce renfort militaire, de nombreuses voix se sont élevées au sein de l’arène politique et parmi les experts en défense, qui interrogent tant la pertinence que les modalités de l’emploi des soldats sur des missions de maintien de l’ordre.

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Le recours aux forces armées pour pallier des insufisances policières n’est pas inédit en Afrique du Sud : depuis plusieurs années l’armée est de plus en plus souvent mobilisée pour combler des lacunes opérationnelles et logistiques de la police.

Questions de modus operandi et d’encadrement

Les critiques soulignent la nécessité de définir précisément le mandat des militaires, leurs règles d’engagement et les mécanismes de contrôle civique afin d’éviter des dérives. Des spécialistes rappellent que l’intervention d’unités formées avant tout pour le combat n’est pas automatiquement adaptée aux missions de police, qui exigent des techniques d’enquête, de préservation des droits et de relation avec les communautés.

Parmi les interrogations pratiques figurent la coordination entre les services, la répartition des responsabilités et la durée prévue de la présence militaire. Le calendrier annoncé — un déploiement dans les dix jours suivant l’annonce — impose des décisions rapides sur la logistique, le commandement et l’articulation avec les forces de police existantes.

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Sur le plan opérationnel, l’arrivée de soldats peut offrir un effet dissuasif à court terme et permettre des interventions ciblées, mais plusieurs observateurs estiment que cela ne remplace pas des réformes structurelles : renforcement des capacités policières, investissements dans la prévention et réponses socio-économiques aux causes profondes de la délinquance.

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