Afrique du Sud : 76 milliards de rands de surcoût après les fermetures de raffineries

L’Afrique du Sud aurait pu économiser 76 milliards de rands sur sa facture d’importation pétrolière entre 2021 et 2024 si sa dépendance aux carburants raffinés importés avait été contenue, selon une note publiée le 8 septembre par la Banque de réserve sud-africaine.

André Kouagou Assane
André Kouagou AssaneVoir tous ses articles
Publié le à
Afrique du Sud : 76 milliards de rands de surcoût après les fermetures de raffineries
Publicité
2 min de lecture
Google NewsCommenter

La capacité nationale de raffinage a chuté de plus de 720 000 à environ 250 000 barils par jour en une décennie. Plus de la moitié des carburants consommés dans le pays sont désormais importés sous forme de produits raffinés, alors que l’Afrique du Sud était encore proche de l’autosuffisance il y a dix ans.

La Banque centrale estime que les produits raffinés importés coûtent en moyenne environ 12 % de plus que le brut qui aurait pu être transformé localement. Semafor chiffre à environ 4,7 milliards de dollars l’écart de facture correspondant à l’estimation de 76 milliards de rands sur la période 2021-2024.

Les fermetures ont aussi réduit d’environ 20 % la production manufacturière liée au pétrole depuis 2019 et entraîné la perte d’environ 5 400 emplois directs et indirects. Le pays est en outre passé d’exportateur net de bitume à une dépendance totale aux importations pour ce matériau utilisé dans les travaux routiers.

Publicité

Cette dépendance expose davantage l’économie aux hausses des cours mondiaux, aux perturbations du transport maritime et aux mouvements du rand. La hausse récente du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient a de nouveau mis cette vulnérabilité en évidence.

Le Central Energy Fund prévoit de relancer le site de Sapref près de Durban. Une première phase de reconstruction viserait environ 400 000 barils par jour, avant une éventuelle montée à 650 000 barils par jour sous réserve d’investissements et d’autorisations.

Le fonds public n’a toutefois pas encore détaillé le financement ni le calendrier complet du projet. Les produits raffinés importés représentent actuellement environ 61 % de l’approvisionnement sud-africain, contre 22 % en 2019.

Publicité

Articles liés

Commentaires

Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.