Afrique : 124,2 milliards $ de transferts, l’Égypte devant le Nigeria

Les migrants et les diasporas ont envoyé 124,2 milliards de dollars vers l’Afrique en 2025, soit 86 % de plus qu’en 2016, selon le rapport Sending Money Home 2026 publié le 14 septembre par le Fonds international de développement agricole. L’Égypte arrive en tête du continent avec 41,5 milliards de dollars reçus, devant le Nigeria à 22,8 milliards.

Ousmane Traoré Samba
Ousmane Traoré Samba
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Afrique : 124,2 milliards $ de transferts, l’Égypte devant le Nigeria
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À l’échelle des pays à revenu faible ou intermédiaire, les envois de fonds ont atteint 728,6 milliards de dollars en 2025, presque le double du niveau observé dix ans plus tôt. Le FIDA souligne que ces flux ont dépassé cette année-là l’aide publique au développement mondiale ainsi que les investissements directs étrangers reçus par ces économies.

Une large part de cet argent finance directement les dépenses des ménages. Le rapport estime qu’environ trois quarts des transferts servent à l’alimentation, au logement, aux factures et à d’autres besoins immédiats. Le quart restant contribue notamment à la santé, à l’éducation, au logement, à l’épargne et aux petites activités économiques.

Les zones rurales ont reçu près de 233 milliards de dollars en 2025 à l’échelle mondiale. Les ménages bénéficiaires investissent aussi environ 22 milliards de dollars par an dans les systèmes agroalimentaires ruraux, selon le FIDA, au soutien de la production agricole, des entreprises locales et de l’emploi.

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Le rapport relève également que plus de la moitié des envois de fonds sont désormais émis par voie numérique, mais que seulement 35 % des opérations analysées sont entièrement numériques de bout en bout. La progression de ces canaux vise notamment à réduire les frais et à faciliter l’accès aux services financiers.

Le FIDA appelle les gouvernements, les régulateurs et les institutions financières à réduire les coûts, améliorer la transparence et élargir l’accès à l’épargne, à l’assurance et au crédit. L’institution rappelle toutefois que ces fonds restent des ressources familiales privées et ne peuvent se substituer à l’investissement public ou à la protection sociale.

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