La Turquie semble être le seul pays qui s’oppose à l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN et sans son accord, la demande d’adhésion des deux pays sera simplement rejetée. Mais la panique semble ne pas être de mise à Helsinki. Sauli Niinistö est plus que jamais optimiste pour un avis favorable de la part d’Ankara.
Le président finlandais s’est dit « optimiste » mardi sur le fait d’obtenir le soutien de la Turquie à l’adhésion de son pays et de la Suède à l’Otan, malgré les menaces de blocage du président Recep Tayyip Erdogan. « Les derniers jours ont été un peu surprenants », a souligné Sauli Niinistö lors d’une visite d’Etat en Suède coïncidant avec l’annonce de la candidature des deux pays nordiques.
Lors d’un appel le mois dernier avec le président Erdogan, ce dernier s’était dit « favorable » à l’entrée de la Finlande « et la semaine dernière il s’est dit « pas favorable » », a-t-il ajouté. « Cela signifie que nous devons continuer nos discussions. Je suis optimiste », a affirmé le président finlandais.
La candidature de la Suède et de la Finlande est soutenue par les Etats-Unis, la France et les autres pays membres. Dans un communiqué officiel, le président Francais Emmanuel Macron a salué la décision de « deux partenaires européens très proches, qui partagent et défendent à nos côtés les principes de démocratie, de liberté individuelle et d’État de droit ».
Il souligne également que leur adhésion « renforcera la sécurité et la stabilité de la région baltique, de l’Europe dans son ensemble, et de la zone euro-atlantique ». Enfin, Emmanuel Macron affirme que « la France se tiendra aux côtés de la Finlande et de la Suède » en cas de menace ou d’agression, évoquant notamment le traité sur l’Union européenne.