Union africaine vers un partenariat stratégique sur les infrastructures
Les États-Unis et la Commission de l’Union africaine ont annoncé, le 28 janvier 2026 à Addis-Abeba, la mise en place d’un groupe de travail stratégique dédié aux infrastructures et aux investissements (Strategic Infrastructure and Investment Working Group, SIWG). L’initiative, dévoilée après une rencontre entre le sous‑secrétaire d’État américain Christopher Landau et le président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf, vise à structurer la coopération bilatérale autour de projets d’infrastructures alignés sur l’Agenda 2063.

Les États-Unis et la Commission de l’Union africaine ont annoncé, le 28 janvier 2026 à Addis-Abeba, la mise en place d’un groupe de travail stratégique dédié aux infrastructures et aux investissements (Strategic Infrastructure and Investment Working Group, SIWG). L’initiative, dévoilée après une rencontre entre le sous‑secrétaire d’État américain Christopher Landau et le président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf, vise à structurer la coopération bilatérale autour de projets d’infrastructures alignés sur l’Agenda 2063.
Le SIWG est présenté comme une plateforme de concertation réunissant hauts responsables et experts techniques provenant des deux parties. Sa feuille de route prévoit l’identification d’opportunités d’investissement, la promotion de projets structurants et la facilitation d’un engagement accru du secteur privé américain. Le groupe devra également examiner des mécanismes financiers innovants destinés à soutenir des infrastructures qualifiées de prioritaires pour le développement économique et la création d’emplois.
Parmi les axes retenus figurent le développement des corridors de transport et des infrastructures logistiques, le renforcement des réseaux énergétiques, la sécurisation des infrastructures numériques, ainsi que le soutien aux chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Le SIWG s’inscrit également dans des démarches visant l’harmonisation des cadres réglementaires pour faciliter les échanges commerciaux et s’articule, selon les documents communiqués, avec le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PDIA) et la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf).
Contexte géopolitique, modalités opérationnelles et priorités déclarées
Les autorités américaines et la Commission de l’Union africaine ont mis l’accent sur la volonté d’orienter les interventions vers des investissements durables et générateurs de valeur à long terme, distincts d’une logique d’assistance traditionnelle. Les déclarations officielles insistent sur la mobilisation des capacités institutionnelles de l’Union africaine, l’apport de capitaux privés américains et l’utilisation d’instruments financiers considérés comme innovants pour soutenir des projets à fort impact économique et social.
Le lancement du SIWG intervient dans un contexte de concurrence internationale notable pour l’accès aux marchés et aux ressources africaines. La présence de la Chine en matière de financement d’infrastructures est citée par des observateurs comme un élément structurant des relations économiques sur le continent au cours de la dernière décennie. Les documents de présentation du groupe de travail lient explicitement la démarche américaine à un objectif de renforcement de l’engagement productif et du rôle du secteur privé dans le financement d’infrastructures.
Le fonctionnement opérationnel du SIWG prévoit des sessions régulières de coordination entre responsables politiques et spécialistes techniques, ainsi que des travaux thématiques sur les corridors, l’énergie, le numérique et les minerais critiques. Les participants sont invités à proposer des projets prioritaires et des modalités de financement adaptées aux normes de durabilité évoquées lors de la réunion inaugurale.
Annonce officielle : 28/01/26 16:58 — Rédaction : Jean Mermoz Konandi
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