Un Béninois condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de son partenaire d’affaire togolais


Le tribunal d’Abomey-Calavi a condamné un béninois à trente ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son partenaire d’affaires togolais.

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
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Un Béninois condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de son partenaire d’affaire togolais
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Le tribunal d’Abomey-Calavi a condamné un béninois à trente ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de son partenaire d’affaires togolais.

Un jugement lourd est tombé mardi au tribunal d’Abomey-Calavi dans l’affaire de la mort de Richard Gbédé, promoteur du comité international de solidarité CISA et entrepreneur togolais. Le principal accusé, son associé béninois, a été condamné à trente ans de prison pour meurtre.

Selon le dossier, l’affaire trouve son origine dans une dette. Après avoir organisé une activité au Maroc, Richard Gbédé devait récupérer environ cinq millions de francs CFA auprès de son partenaire béninois. Il s’est rendu au Bénin début décembre 2025 dans ce but.

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Quelques jours plus tard, son corps a été retrouvé dans un bas-fond à Avlékété, suscitant l’ouverture immédiate d’une enquête.

Les investigations ont conduit à l’arrestation de deux personnes, dont le partenaire d’affaires de la victime et un tradithérapeute suspecté d’être lié à l’affaire. Selon les autorités, ce dernier aurait été sollicité pour intervenir dans la mort de Richard Gbédé, notamment en cherchant à provoquer un accident de circulation avant l’arrivée de la victime à Cotonou.

Au cours du procès, le principal accusé a contesté sa culpabilité, livrant une version des faits très différente de celle des enquêteurs. Il a notamment affirmé que le meurtre aurait été commis par des tiers et non de sa main. Les juges, cependant, ont relevé plusieurs contradictions dans ses déclarations.

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La cour a estimé que les éléments de preuve réunis lors de l’instruction suffisaient à retenir contre lui les charges de meurtre et l’a condamné à trente ans de réclusion criminelle contrairement à la réquisition du ministère public qui a requis une réclusion à perpétuité. Le tradithérapeute impliqué dans l’affaire a écopé d’une peine de huit ans de prison. Les deux condamnés doivent également verser des dommages et intérêts à la famille de la victime.

Une décision jugée trop clémente par le ministère public qui a envisagé de faire appel de la décision, signe que cette affaire pourrait encore alimenter les débats judiciaires et médiatiques dans les semaines à venir.

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