Tunisie : l’avocat Ahmed Souab libéré après sa condamnation à cinq ans en octobre dernier

L’avocat tunisien Ahmed Souab a retrouvé la liberté ce lundi, après avoir été détenu depuis son arrestation en avril 2025. Condamné en octobre dernier à une peine de cinq ans à la suite de ses accusations de pressions politiques sur le système judiciaire, sa mise en liberté intervient après un revirement judiciaire en appel.

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Tunisie : l’avocat Ahmed Souab libéré après sa condamnation à cinq ans en octobre dernier
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L’avocat tunisien Ahmed Souab a retrouvé la liberté ce lundi, après avoir été détenu depuis son arrestation en avril 2025. Condamné en octobre dernier à une peine de cinq ans à la suite de ses accusations de pressions politiques sur le système judiciaire, sa mise en liberté intervient après un revirement judiciaire en appel.

La décision d’alléger sa sanction — qui a abouti à sa sortie de prison — a pris de court son entourage. Les proches et soutiens de M. Souab, présents depuis plusieurs mois dans la rue, avaient multiplié les rassemblements et les appels en faveur de sa remise en liberté.

Les faits reprochés à l’avocat remontent à ses critiques publiques sur l’influence politique exercée lors du dénouement du vaste procès qualifié d’« affaire de complot contre l’État ». Celles-ci avaient conduit à sa condamnation en octobre, après des mois de procédure et d’instruction.

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À l’annonce de sa libération, des manifestations de joie et de soulagement ont été constatées parmi ses partisans, qui n’avaient pas ménagé leurs efforts pour maintenir la pression sur les autorités judiciaires et politiques.

Une décision qui relance le débat sur l’indépendance de la justice

La levée de la peine de M. Souab relance les interrogations sur la relation entre pouvoir politique et magistrature en Tunisie. Son affaire, au cœur d’un procès d’envergure, avait déjà attiré l’attention sur les risques de pression extérieure sur les décisions judiciaires.

La cour d’appel, en réduisant la sanction prononcée en première instance, a ouvert une nouvelle phase judiciaire dont les répercussions restent à suivre de près, tant pour l’avocat lui-même que pour la dynamique des mobilisations citoyennes qui l’ont soutenu.

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