Trump : l’Europe ne résistera guère à son projet de s’emparer du Groenland
Le président américain Donald Trump a déclaré, lundi 19 janvier, que les dirigeants européens ne devraient pas « résister beaucoup » à son projet visant à s’emparer du Groenland. Interrogé en Floride par un journaliste sur la manière dont il comptait convaincre les gouvernements européens opposés à cette initiative, le chef de l’État a répondu: «Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir», a rapporté l’AFP.

Trump affirme vouloir « s’emparer » du Groenland et minimise la résistance européenne
Le président américain Donald Trump a déclaré, lundi 19 janvier, que les dirigeants européens ne devraient pas « résister beaucoup » à son projet visant à s’emparer du Groenland. Interrogé en Floride par un journaliste sur la manière dont il comptait convaincre les gouvernements européens opposés à cette initiative, le chef de l’État a répondu: «Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir», a rapporté l’AFP.
La formulation de M. Trump ravive un débat international autour du statut du Groenland, territoire doté d’un large degré d’autonomie au sein du Royaume de Danemark. Les propos, tenus à l’occasion d’une brève déclaration à la presse, confirment une intention américaine qui suscite des interrogations diplomatiques et juridiques sur la souveraineté et le caractère négociable de ce territoire arctique.
Réactions et cadre diplomatique
Depuis l’affirmation de l’administration américaine, des réactions diplomatiques se sont fait entendre. Le Groenland dispose d’un gouvernement autonome qui administre la plupart des affaires intérieures, tandis que le Danemark conserve la responsabilité des affaires étrangères et de la défense. Officiellement, Copenhague a déjà indiqué que le territoire n’est pas à vendre, et les déclarations publiques des autorités danoises et groenlandaises ont souligné le caractère inaliénable du statut actuel.
La question a également des implications pour les relations transatlantiques : toute tentative de transfert de souveraineté impliquerait de longues négociations entre Washington, Copenhague et Nuuk, la capitale groenlandaise, ainsi que des consultations sur le plan juridique international. Les observateurs rappellent que la convention internationale sur le droit des traités et les principes de l’Onu encadrent ce type d’opération, qui dépasse de loin une simple transaction commerciale.
Enjeux géostratégiques, économiques et climatiques
Le Groenland occupe une place stratégique en Arctique. Sa position géographique, ses ressources naturelles potentielles — notamment minérales et énergétiques — et ses voies maritimes qui s’ouvrent partiellement avec le recul des glaces font du territoire un centre d’intérêt pour plusieurs puissances. Les États-Unis maintiennent déjà une présence militaire historique dans l’île, avec des installations comme la base aérienne de Thulé, qui joue un rôle dans la surveillance et la défense de l’espace arctique.
À l’échelle mondiale, les évolutions climatiques accélèrent l’intérêt pour l’Arctique : la fonte des glaces modifie les routes maritimes et rend accessibles des zones auparavant inexploitables. Pour les pays africains, ces transformations sont suivies avec attention en raison des conséquences globales que les changements climatiques et les modifications des flux commerciaux peuvent avoir sur les économies et les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Les déclarations présidentielles de lundi 19 janvier relancent le débat sur l’avenir du Groenland et la manière dont la communauté internationale entend gérer les questions de souveraineté, de ressources et de sécurité dans l’Arctique. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’impact diplomatique de ces propos et les éventuelles démarches officielles entre les États concernés.
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