Tepco : la plus grande centrale nucléaire mondiale redémarrera mercredi au Japon

Mercredi 21 janvier, l’opérateur Tokyo Electric Power Company (Tepco) a annoncé le redémarrage programmé d’un réacteur sur le site de Kashiwazaki-Kariwa, situé au nord de Tokyo. Il s’agit d’une première pour cette installation depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, événement qui avait entraîné l’arrêt et la mise à l’écart de l’ensemble des réacteurs nucléaires japonais.

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Tepco : la plus grande centrale nucléaire mondiale redémarrera mercredi au Japon
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Redémarrage historique à Kashiwazaki-Kariwa

Mercredi 21 janvier, l’opérateur Tokyo Electric Power Company (Tepco) a annoncé le redémarrage programmé d’un réacteur sur le site de Kashiwazaki-Kariwa, situé au nord de Tokyo. Il s’agit d’une première pour cette installation depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, événement qui avait entraîné l’arrêt et la mise à l’écart de l’ensemble des réacteurs nucléaires japonais.

Dans un communiqué cité par l’AFP, Tepco a indiqué qu’elle « procéd[ait] aux préparatifs pour le démarrage du réacteur » et prévoyait de lancer la procédure « après 19h » heure locale (10h UTC). L’opérateur n’a pas précisé immédiatement lequel des réacteurs du site serait mis en service, mais a confirmé que les opérations se dérouleraient sous la supervision des autorités compétentes.

Contexte réglementaire et mesures de sécurité

Kashiwazaki-Kariwa est composé de plusieurs unités et est généralement considéré comme la plus grande centrale nucléaire au monde en capacité installée. Après la crise de 2011, le Japon a renforcé son cadre réglementaire et imposé des normes de sûreté beaucoup plus strictes. Tout redémarrage de réacteur a nécessité des travaux de mise à niveau des installations et l’obtention d’agréments de la Nuclear Regulation Authority (NRA), l’autorité de sûreté nucléaire indépendante créée après Fukushima.

Les exploitants doivent également mettre en place des dispositifs de protection contre les séismes et les tsunamis, renforcer les systèmes de refroidissement et prévoir des scénarios d’urgence plus robustes. Ces exigences ont allongé les délais et accru les coûts pour la remise en service des réacteurs, qui restent au centre d’un débat public très vif au Japon, où une partie de la population demeure opposée au nucléaire.

Le redémarrage intervient dans un contexte énergétique particulier : depuis la fermeture quasi généralisée des réacteurs dans les années qui ont suivi Fukushima, le Japon a accru ses importations d’énergies fossiles, affectant sa facture énergétique et ses émissions de gaz à effet de serre. Les autorités et les entreprises estiment que la remise en service de certaines centrales aidera à diversifier le mix énergétique et à réduire la dépendance aux importations.

Portée internationale et enseignements pour l’Afrique

La reprise d’activité d’un site aussi emblématique que Kashiwazaki-Kariwa suscite une attention mondiale, y compris sur le continent africain où plusieurs pays explorent ou accélèrent des projets nucléaires civils. Pour les autorités et opérateurs africains, l’expérience japonaise illustre l’importance d’une régulation indépendante, de standards de sûreté élevés et de plans d’urgence adaptés aux risques naturels locaux.

Les décisions prises au Japon mettent aussi en lumière les défis de l’acceptabilité sociale et de la transparence dans la gestion des installations nucléaires. Les gouvernements africains engagés dans des programmes nucléaires devront articuler politiques énergétiques, sécurité et dialogue public pour inscrire de tels projets dans la durée.

Tepco devra désormais conduire les opérations de montée en puissance du réacteur selon des procédures strictes et rendre compte régulièrement aux autorités et au public des étapes et contrôles effectués. Les prochains jours seront scrutés pour mesurer la stabilité du redémarrage et son impact sur l’organisation énergétique japonaise.

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