Tchernobyl sans alimentation externe, signale l’AIEA

La centrale nucléaire de Tchernobyl a perdu toute alimentation électrique externe, mardi 20 janvier au matin, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) via le réseau X. L’organisation précise que, parallèlement, les lignes électriques reliant le site à d’autres centrales nucléaires ont également été affectées par de «intenses opérations militaires» dans la zone.

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Tchernobyl sans alimentation externe, signale l’AIEA
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Pannes d’alimentation à la centrale de Tchernobyl

La centrale nucléaire de Tchernobyl a perdu toute alimentation électrique externe, mardi 20 janvier au matin, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) via le réseau X. L’organisation précise que, parallèlement, les lignes électriques reliant le site à d’autres centrales nucléaires ont également été affectées par de «intenses opérations militaires» dans la zone.

Dans un communiqué relayé par l’AFP, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, a annoncé que l’agence «suiv[ait] activement l’évolution de la situation afin d’évaluer l’impact sur la sûreté nucléaire». L’information a suscité une vive inquiétude internationale en raison de la nature particulière du site de Tchernobyl, théâtre de la catastrophe de 1986 et aujourd’hui lieu de stockage de combustibles usés et de déchets radioactifs.

Fonctionnement sécuritaire et enjeux techniques

La coupure de l’alimentation externe constitue un incident sérieux pour toute installation nucléaire. Les centres comme Tchernobyl disposent normalement de systèmes de secours – générateurs diesel et batteries – destinés à maintenir les fonctions essentielles, notamment le refroidissement des combustibles usés et le fonctionnement des systèmes de surveillance. Ces dispositifs ont toutefois une autonomie limitée et requièrent un approvisionnement en carburant et un entretien réguliers.

À Tchernobyl, le réacteur numéro 4 reste scellé sous un confinement de grande ampleur, mais le site abrite aussi des installations de gestion des déchets et des piscines de combustibles usés qui demandent une alimentation continue pour éviter toute montée en température. La perte des lignes électriques vers d’autres centrales nucléaires évoquée par l’AIEA soulève en outre la perspective d’impacts en chaîne sur l’infrastructure électrique nucléaire ukrainienne.

Face à ces risques techniques immédiats, l’AIEA a indiqué qu’elle suivait la situation en temps réel et travaillait à évaluer les conséquences sur la sûreté. L’agence est mandatée pour coordonner les informations internationales et, le cas échéant, fournir assistance et recommandations aux autorités nationales et aux opérateurs du site.

Suivi international et répercussions, y compris pour l’Afrique

L’incident a mobilisé l’attention de la communauté internationale, en particulier des États membres de l’AIEA. Des organisations et des États suivent de près l’évolution pour prévenir tout dépassement des seuils radiologiques et pour garantir l’accès des équipes techniques au site si des réparations ou des réapprovisionnements en carburant sont nécessaires.

Du point de vue africain, plusieurs pays entretiennent des relations de coopération avec l’AIEA pour le développement de leurs filières nucléaires civiles et pour la sécurité radiologique. Toute perturbation majeure sur un site nucléaire européen suscite donc une veille accrue sur le continent, tant pour des raisons de sécurité civile que pour le partage d’expérience et le renforcement des capacités nationales en matière de gestion d’incidents nucléaires.

Les autorités ukrainiennes et l’AIEA devront fournir des bilans réguliers sur la durée de l’interruption d’alimentation et l’état des systèmes de secours. Les prochaines communications officielles permettront d’en savoir plus sur les mesures prises pour restaurer l’alimentation et sécuriser définitivement les installations touchées.

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