Suzanne dit avoir eu le crâne fendu et été enfermée 40 jours à Nogaro
À Nogaro (Gers), une affaire de séquestration et d’abus a marqué les esprits : en 2022, la découverte d’une grande maison isolée a permis de libérer des dizaines de victimes retenues depuis des années. L’auteur, identifié comme Makhete M., âgé de 45 ans, a été jugé en novembre 2025 par la Cour d’assises du Gers et condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Au total, la justice a reconnu 34 victimes : quatre femmes et vingt‑huit enfants, dont vingt‑six mineurs.

À Nogaro (Gers), une affaire de séquestration et d’abus a marqué les esprits : en 2022, la découverte d’une grande maison isolée a permis de libérer des dizaines de victimes retenues depuis des années. L’auteur, identifié comme Makhete M., âgé de 45 ans, a été jugé en novembre 2025 par la Cour d’assises du Gers et condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Au total, la justice a reconnu 34 victimes : quatre femmes et vingt‑huit enfants, dont vingt‑six mineurs.
La bâtisse, d’environ 600 m2, était située à l’écart, dissimulée par une végétation dense ; volets clos et portail verrouillé entretenaient l’isolement, selon les témoignages des riverains. L’affaire a éclaté après l’évasion d’une des femmes détenues, qui a alerté les autorités en 2022 et relaté un quotidien fait de violences, de privations et d’abus. Les premiers éléments transmis aux enquêteurs ont conduit à l’interpellation de l’homme et à l’ouverture de poursuites pénales.
Lors du procès, la Cour d’assises a retenu 22 chefs d’accusation contre Makhete M., couvrant notamment des violences répétées, des violences sur mineurs, des viols aggravés infligés à ses compagnes, des actes de torture et de barbarie comprenant des abus sur des enfants, ainsi que des séquestrations et privations. La condamnation prononcée en novembre 2025 reflète la gravité des faits reconnus par la juridiction.
Récit des victimes
Parmi les personnes auditionnées, une femme identifiée comme Suzanne est revenue longuement sur son expérience : elle affirme avoir vécu dans la maison de ses 3 ans à ses 21 ans. Elle a décrit, devant les caméras et la Cour, des humiliations et des violences physiques répétées. « Quand tout a commencé, j’avais 3 ans. Ça a duré jusqu’à mes 21 ans. » a‑t‑elle déclaré.
Son récit détaille les modes de violences subies : coups à mains nues et à l’aide d’objets, usage de cuillères en bois et de tuyaux transformés en martinets. Elle évoque également la violence psychologique et la domination permanente imposée par l’homme qui tenait la maison. Ces éléments ont été présentés au procès comme illustratifs des conditions de vie imposées aux personnes séquestrées.
Suzanne a également témoigné des sévices infligés à sa mère : rasage forcé, isolement prolongé — « pendant 40 jours, il l’enfermait » — douches froides, coups de ceinture et coups de pied. Elle rapporte un épisode particulièrement grave : « Il lui a mis un coup de tête, et ça lui a fendu le crâne. J’ai vu ma mère tomber en face de moi, plein de sang. »
La victime a précisé qu’au sein de la maison cohabitaient « quatre femmes et 30 enfants » à certains moments, description qui correspond aux constats faits lors des auditions et des expertises. Lors du procès, elle a dit s’être adressée directement à l’accusé pour témoigner de son vécu ; selon son récit, celui‑ci est resté indifférent et ne s’est pas excusé.
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