Surya Bonaly se met à nu dans sa bande dessinée
Surya Bonaly revient au centre de l’attention après qu’Ilia Malinin a réalisé, lors des Jeux olympiques d’hiver 2026, un backflip parfaitement exécuté — un salto arrière sur une jambe désormais surnommé le “Bonaly”. La figure, autorisée depuis 2024, rappelle la tentative de Surya aux Jeux de Nagano en 1998, alors interdite et sanctionnée. À 52 ans, l’ancienne championne, désormais installée aux États‑Unis, continue d’exercer une influence sur le patinage, entre transmission, création et défense de son héritage sportif.

Surya Bonaly revient au centre de l’attention après qu’Ilia Malinin a réalisé, lors des Jeux olympiques d’hiver 2026, un backflip parfaitement exécuté — un salto arrière sur une jambe désormais surnommé le “Bonaly”. La figure, autorisée depuis 2024, rappelle la tentative de Surya aux Jeux de Nagano en 1998, alors interdite et sanctionnée. À 52 ans, l’ancienne championne, désormais installée aux États‑Unis, continue d’exercer une influence sur le patinage, entre transmission, création et défense de son héritage sportif.
Sur la patinoire de Cortina‑2026, la performance d’Ilia Malinin a rouvert le débat sur l’exécution de figures autrefois proscrites et sur la mémoire de celles et ceux qui les ont tentées. En 1998, la tentative de Surya Bonaly avait été sanctionnée par les juges et est restée un moment marquant de l’histoire du sport. Ce décalage entre l’interdiction d’alors et l’autorisation actuelle nourrit une lecture renouvelée du geste et de la carrière de la Française.
Retirée de la compétition de haut niveau, Surya Bonaly vit aux États‑Unis et se consacre à l’entraînement de jeunes patineurs. Elle insiste sur la transmission technique et mentale : pousser les athlètes à se dépasser, partager une expérience acquise au sommet des compétitions internationales et continuer d’incarner une figure singulière du patinage artistique.
Le feu sur la glace : Surya Bonaly dévoile l’envers de sa légende
Le 28 janvier dernier, elle a publié une bande dessinée intitulée Le feu sur la glace, qui retrace son parcours. L’ouvrage propose un récit personnel de son itinéraire sportif et humain, depuis ses succès jusqu’aux difficultés rencontrées dans un milieu qu’elle juge parfois fermé et injuste. La BD s’inscrit comme une forme de témoignage pour expliquer son histoire autrement.
Surya Bonaly s’est imposée dans les années 1990 malgré des obstacles. Elle a remporté neuf titres de championne de France et accumulé seize médailles en Grand Prix ISU, performances qui ont marqué sa génération. Son parcours a été ponctué d’observations sur le racisme, des critiques sur son physique et des notations contestées, éléments qui, selon elle, ont façonné sa résistance et son image publique.
Née dans un contexte familial atypique, son intérêt pour le patinage est né après avoir vu Katarina Witt en 1984. Sa famille s’est installée à Paris dans des conditions modestes ; sa mère a joué un rôle central dans son entraînement. Elle a également croisé un jeune Philippe Candeloro avec lequel elle appartient à la même génération de patineurs français désireux de bousculer les codes.
Parmi les épisodes marquants de sa carrière figurent le retrait de sa médaille d’argent sur le podium à Chiba en 1994, qu’elle avait justifié par un sentiment d’injustice dans les jugements, et la tentative du backflip à Nagano en 1998 qui lui vaudra une sanction et une dixième place aux Jeux olympiques, clôturant son parcours olympique.
Dans des entretiens, elle a cherché à nuancer l’image d’une sportive uniquement dure et combative. Elle a déclaré : “Je sais aussi être une poupée, gaie, douce et rigolote.” Elle a également évoqué sa vie amoureuse comme compliquée et le peu de place laissé par le sport de haut niveau aux engagements affectifs : “Je n’ai pas le temps de m’investir, même si j’aimerais fonder une famille…”
Sur le plan privé, Surya Bonaly est fiancée depuis 2016 au patineur américain Peter Biver et veille à sa discrétion. En novembre 2025, sa maison du Nevada a été cambriolée alors qu’elle se trouvait dans le Minnesota pour s’occuper de sa mère malade ; ses médailles ont été dérobées et elle a publié un appel sur Instagram demandant que toute vente de ces objets soit signalée à la police.
Sur les plateaux, elle apparaît aussi comme coach exigeante. Dans l’émission diffusée sur W9, Les Apprentis Champions au ski, elle a rappelé aux participants que la pratique du haut niveau suppose des sacrifices : “Quand on fait du sport, on oublie la manucure, pédicure et tout le reste. Donnez‑vous. Entre le dire et le faire, il y a une différence.” Elle ajoute : “Même blessé, il y a toujours une solution pour continuer.”
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