Somalie tensions au Parlement autour des amendements constitutionnels

Mercredi à Mogadiscio, une séance conjointe du Parlement somalien a été suspendue après que des affrontements physiques ont éclaté entre députés opposés à des modifications proposées de la constitution intérimaire en vigueur depuis 2012. La tentative du président de l’Assemblée d’introduire des amendements sur la teneur et le calendrier de la loi fondamentale a immédiatement provoqué une vive réaction de la frange oppositionnelle, qui y voit une manœuvre destinée à prolonger les mandats en place.

Le
Actus
154vues
Somalie tensions au Parlement autour des amendements constitutionnels
Publicité
2 min de lecture
Google News

Mercredi à Mogadiscio, une séance conjointe du Parlement somalien a été suspendue après que des affrontements physiques ont éclaté entre députés opposés à des modifications proposées de la constitution intérimaire en vigueur depuis 2012. La tentative du président de l’Assemblée d’introduire des amendements sur la teneur et le calendrier de la loi fondamentale a immédiatement provoqué une vive réaction de la frange oppositionnelle, qui y voit une manœuvre destinée à prolonger les mandats en place.

Selon des parlementaires présents, la tension est montée très rapidement lorsque le président de l’Assemblée a engagé la procédure d’adoption des amendements. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent plusieurs élus en prise directe, tandis que d’autres députés déchirent des documents et hurlent des slogans pour interrompre la séance. L’Alliance de l’opposition affirme que les changements proposés visent à reporter l’échéance du mandat des députés, dont le terme est fixé en mai, ainsi que celle du chef de l’État dont le mandat s’achève en juin.

Parmi les scènes captées, une altercation a impliqué Hassan Yare, membre de l’opposition, et le ministre de la Sécurité intérieure, également parlementaire de la chambre haute et partisan des amendements. Les vidéos montrent des échanges brusques et des gestes d’intimidation, contribuant à un climat chaotique au sein de l’hémicycle et à la décision du président de surseoir aux débats.

Publicité

Blocage institutionnel, réactions des députés et mesures disciplinaires annoncées

Plusieurs députés opposants ont dénoncé une procédure menée à la hâte. Abdirahman Abdishakur Warsameh a accusé de manière virulente le président de l’Assemblée, Adan Madobe, de vouloir faire voter des modifications sans débat approfondi. Les opposants ont multiplié les interruptions, sifflets et déchirures de documents officiels pour empêcher la poursuite de la séance.

De son côté, Mohamed Adam Dini, député, a dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte à la constitution et a mis en avant la défense de la souveraineté nationale par certains élus présents dans l’hémicycle, présentés comme les garants du respect des règles parlementaires. Ces prises de position traduisent l’ampleur du désaccord sur l’interprétation et l’application de la loi fondamentale intérimaire.

Face à l’escalade des échanges et aux incidents filmés, le président du Parlement a décidé de suspendre la réunion et a averti qu’il engagerait des sanctions disciplinaires à l’encontre des responsables des troubles. L’annonce de sanctions vise à restaurer l’ordre au sein des assemblées, sans qu’un calendrier précis pour la reprise des discussions n’ait été communiqué

Publicité

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité