Sénégal : un projet de loi veut porter les peines contre l’homosexualité de 1–5 ans à 5–10 ans

Le mardi 24 février 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé devant l’Assemblée nationale l’intention du gouvernement de durcir la répression des relations entre personnes de même sexe en déposant un projet de loi. Lors d’une séance de questions parlementaires, il a présenté un texte qui augmente sensiblement les peines actuellement prévues par le code pénal.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Sénégal : un projet de loi veut porter les peines contre l’homosexualité de 1–5 ans à 5–10 ans
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Le mardi 24 février 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé devant l’Assemblée nationale l’intention du gouvernement de durcir la répression des relations entre personnes de même sexe en déposant un projet de loi. Lors d’une séance de questions parlementaires, il a présenté un texte qui augmente sensiblement les peines actuellement prévues par le code pénal.

Selon l’exposé fait par le chef du gouvernement, les sanctions prévues pour « actes contre-nature » seraient portées à une fourchette d’emprisonnement comprise entre cinq et dix ans, contre une peine actuelle allant de un à cinq ans. Le projet doit encore être transmis aux députés pour examen et mise au vote.

Cette initiative législative intervient dans un contexte national déjà tendu : ces dernières semaines, de nombreuses arrestations pour homosexualité présumée ont été enregistrées dans le pays, touchant également des personnalités publiques. Ces opérations ont alimenté un débat social et médiatique important au Sénégal.

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Le durcissement annoncé augure d’un affrontement probable au Parlement et dans la société civile, où associations, défenseurs des droits et acteurs politiques pourraient prendre position. Le calendrier précis des débats parlementaires n’a pas été précisé lors de l’intervention du Premier ministre.

Un texte susceptible de relancer la controverse

Les observateurs estiment que l’inscription d’une peine plus lourde dans la loi relancera les discussions autour des libertés individuelles et de la protection des minorités. Pour l’heure, le gouvernement n’a pas divulgué le détail des motivations juridiques ou sociétales qui sous-tendent ce changement de cadre pénal.

Dans les jours et semaines à venir, l’Assemblée nationale devra décider si elle adopte, modifie ou rejette le projet présenté par Ousmane Sonko ; la suite de la procédure législative déterminera l’ampleur de l’impact de ce texte sur la vie quotidienne des personnes concernées et sur la scène politique nationale.

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