Sèmè-Podji: l’ouverture d’une carrière de sable à Podji-Adanmè suscite la colère des maraîchers et des populations

Le village de Podji-Adanmè, situé dans la commune de Sèmè-Podji, traverse une période de vive tension.

Edouard Djogbénou
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Société
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Sèmè-Podji: l’ouverture d’une carrière de sable à Podji-Adanmè suscite la colère des maraîchers et des populations
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Les maraîchers et les riverains s’opposent catégoriquement au projet d’implantation d’une carrière de sable sur leurs terres agricoles, un espace traditionnellement dédié au maraîchage et à la culture de cocotiers.

Tensions sur le terrain et médiation communale

​L’hostilité des habitants selon Fraternité fm s’est manifestée sur le terrain dans la soirée du dimanche 16 août 2026, lorsque la population a repoussé à l’aide de branchages et de projectiles une équipe venue inspecter le site. Face à la dégradation du climat social, les autorités locales sont intervenues le lendemain, lundi 17 août.

​Le chef d’arrondissement de Sèmè-Podji, Ange Charles Guy Miguel, et le deuxième adjoint au maire, Cyrille Kouzounhoué, ont mené une série de concertations. Ils ont échangé avec les représentants des maraîchers concernés ainsi qu’avec le chef de village, Robert Hounmènou, dans l’espoir de trouver un terrain d’entente.

Impasse institutionnelle et appel au chef de l’État

​Au cours des échanges, les élus locaux ont indiqué que l’opérateur économique porteur du projet dispose d’une autorisation d’exploitation délivrée par les instances compétentes au niveau national. Estimant que la décision dépasse leur niveau de compétence institutionnelle, les autorités communales se sont trouvées dans l’incapacité de trancher le litige.

​Les producteurs locaux ont affirmé leur détermination à défendre leurs périmètres agricoles. Travaillant dans les bas-fonds de Podji-Adanmè pour cultiver la canne à sucre, la tomate, le piment et entretenir des plantations de cocotiers, ils rappellent que ces terres ancestrales constituent leur unique source de revenus pour subvenir aux besoins de leurs familles et financer la scolarité de leurs enfants.

Convaincus que le président de la République, Romuald Wadagni, ne saurait cautionner la destruction de leurs activités économiques, maraîchers et habitants lancent un appel au secours à l’exécutif pour préserver leur outil de travail.

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