Rwanda : l’État prend 25 % d’une coentreprise pour développer le tungstène
Le gouvernement rwandais va prendre 25 % d’Almonty Rwanda dans le cadre d’un accord contraignant annoncé lundi 14 septembre. En échange, Kigali apportera la concession d’exploration de tungstène de Shyorongi et une licence de traitement, tandis qu’Almonty conservera 75 % de la coentreprise.

Le dispositif doit permettre à Almonty Rwanda d’acheter du minerai, des préconcentrés et des résidus issus de producteurs rwandais titulaires de licences, y compris des exploitants de petite taille. Ces matériaux pourront être vendus, améliorés ou exportés avant la construction d’une installation permanente de collecte et de traitement dans le pays.
La concession de Shyorongi couvre environ 32 kilomètres carrés dans le district de Rulindo, dans la Province du Nord. Le partenariat prévoit aussi l’acquisition d’une unité mobile destinée à traiter des résidus miniers à proximité des sites existants.
Selon Almonty, l’accord fait suite à une mise en relation par le département d’État américain et s’inscrit dans le cadre économique conclu en 2025 entre les États-Unis et le Rwanda. Bloomberg rapporte que Washington a contribué à structurer le partenariat sans apporter de financement direct.
Le projet prévoit également la conception d’une usine permanente de collecte et de traitement au Rwanda. Cette étape devra faire l’objet d’un accord d’investissement et de développement distinct entre les partenaires, a précisé Almonty.




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