Russie: l’armée s’entraîne pour une « frappe nucléaire massive » de riposte

Le président russe Vladimir Poutine a supervisé mercredi des tirs de missiles balistiques lors de manœuvres militaires visant à simuler une « frappe nucléaire massive » de riposte par Moscou.

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Russie: l’armée s’entraîne pour une « frappe nucléaire massive » de riposte
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Le président russe Vladimir Poutine a supervisé mercredi des tirs de missiles balistiques lors de manœuvres militaires visant à simuler une « frappe nucléaire massive » de riposte par Moscou.

Alors que la Russie s’apprête à sortir du traité interdisant les essais nucléaires, Vladimir Poutine a supervisé mercredi 25 octobre des exercices qui ont impliqué le tir d’un missile balistique intercontinental Iars à partir du cosmodrome de Plessetsk et d’un missile balistique Sineva d’un sous-marin en mer de Barents. Des avions à long rayon d’action Tu-95MS ont également procédé à des tirs de missiles de croisière, d’une portée inférieure.

Le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a expliqué dans son rapport que ces manœuvres visaient à simuler le « déclenchement d’une frappe nucléaire massive par les forces offensives stratégiques en réponse à une frappe nucléaire ennemie ». Son ministère a diffusé sur la messagerie Telegram des images montrant un missile s’envoler dans un ciel nocturne dans un halo de lumière ainsi que d’un bombardier en train de décoller à partir d’un tarmac.

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Révocation du Traité d’interdiction des essais nucléaires

Ces exercices ont été rendus publics le jour même où la chambre haute du Parlement russe, le Conseil de la Fédération, a approuvé la révocation de la ratification du Traité d’interdiction des essais nucléaires. Les sénateurs ont voté le texte à l’unanimité par 156 voix, ouvrant ainsi la voie à sa promulgation par Vladimir Poutine. Celle-ci ne fait guère de doute, le président russe étant à l’origine de cette mesure.

Pour Moscou, l’abandon de ce traité vise à « rétablir la parité » stratégique avec les États-Unis, qui ne l’ont jamais ratifié. Mais cette révocation soulève la crainte d’une intensification de la course aux armements. La Russie ayant déjà abandonné plusieurs traités de désarmement nucléaire ces dernières années, dont l’important accord New Start avec les États-Unis. La Russie, héritière de la puissance nucléaire soviétique, et les États-Unis détiennent à eux deux près de 90 % de toutes les armes nucléaires présentes sur la planète.

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