RDC VS Rwanda : des mesures concrètes convenues pour appliquer l’accord de Washington
Les États-Unis, déjà très impliqués sur le dossier iranien, ont aussi cherché à reprendre l’initiative dans le différend opposant la République démocratique du Congo et le Rwanda. Après des entretiens bilatéraux tenus le 17 mars 2026, les délégations se sont retrouvées le 18 mars 2026 pour une réunion tripartite dirigée par Massad Boulos, conseiller « Afrique » au département d’État, qui a affiché un certain optimisme malgré l’arrêt du processus de paix et un calendrier diplomatique chargé.

Aux pourparlers, Kinshasa et Kigali étaient représentés à la fois par des responsables politiques et des chefs militaires, signe d’une volonté affichée de traiter simultanément les aspects sécuritaires et les volets politiques du conflit.
Le communiqué publié à l’issue des discussions indique que les parties, en concertation avec l’équipe de médiation américaine, se sont entendues sur des « mesures concrètes » destinées à relancer l’application de l’accord conclu à Washington.
Cet accord, conclu sous l’égide des États-Unis en juin 2025, comporte notamment des dispositions visant à instaurer un cessez‑le‑feu entre les forces en présence.
Dispositifs concertés pour désamorcer les tensions
Parmi les actions annoncées figurent un retrait progressif des unités sur certaines zones, ainsi que la suppression par Kigali de « mesures défensives » dans des zones ciblées du territoire congolais, afin de réduire les sources immédiates de confrontation.
Les parties ont également convenu d’intensifier les opérations contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ce groupe rebelle hutu composé à l’origine d’éléments impliqués dans le génocide rwandais, jugé responsable de violences récurrentes dans l’est de la RDC.
La médiation américaine assurera le suivi et la coordination des différentes étapes prévues, selon le communiqué, en vue d’harmoniser les actions sur le terrain et d’éviter des escalades imprévues.
Pour l’heure toutefois, aucune date précise n’a été rendue publique concernant le calendrier des retraits ou les mécanismes de vérification : l’annonce reste générale et la mise en œuvre effective des engagements demeure incertaine, au vu des précédentes tentatives de désescalade qui n’ont pas abouti.
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