RDC : procès du général Philémon Yav Irung, un SMS vieux de quatre ans au cœur du dossier
La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a lancé une nouvelle instruction visant à retrouver un message texte qui pourrait établir un lien entre le lieutenant‑général Philémon Yav et des éléments de l’armée rwandaise. L’existence de cet échange est présentée par les magistrats comme une pièce potentiellement déterminante dans une affaire aux forts enjeux.

La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a lancé une nouvelle instruction visant à retrouver un message texte qui pourrait établir un lien entre le lieutenant‑général Philémon Yav et des éléments de l’armée rwandaise. L’existence de cet échange est présentée par les magistrats comme une pièce potentiellement déterminante dans une affaire aux forts enjeux.
Pour tenter d’extraire ce message, les juges ont demandé l’intervention du Conseil national de cyberdéfense, chargé d’expertiser les appareils électroniques. L’objectif officiel : accéder aux données présentes sur les téléphones de l’ancien chef de la troisième zone de défense, placé au centre d’une enquête pour trahison.
Philémon Yav, mis en cause, n’a pas changé de ligne de défense et continue de nier toute complicité. Parmi les éléments produits au dossier, la déposition d’un témoin a même décrit le général comme étant un adversaire particulièrement redouté par l’armée rwandaise.
Face à ces allégations contradictoires, la Cour veut faire la lumière sur la réalité des faits et sur la provenance des communications évoquées. Les magistrats estiment que les données numériques détenues sur les appareils saisis pourront apporter des réponses clés.
Une expertise technique au cœur du dossier
Le recours au Conseil national de cyberdéfense place la preuve numérique au centre de la procédure : des spécialistes doivent identifier, extraire et analyser les traces laissées sur les smartphones concernés, tout en respectant le cadre légal encadrant ces opérations.
Les magistrats attendent désormais le rapport technique qui permettra, selon eux, de confirmer ou d’infirmer les soupçons de collusion avec une armée étrangère et d’éclairer la nature exacte des échanges évoqués dans l’enquête.
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