RDC : les patientes du docteur Denis Mukwege veulent un «Mukwege Day»
En République démocratique du Congo, une journée dédiée au Dr Denis Mukwege a été organisée ce mardi 3 mars par la fondation qui porte son nom et par l’hôpital Panzi, situé dans la province du Sud-Kivu. La cérémonie s’est tenue sans la présence du gynécologue, invité d’honneur absent des commémorations.

En République démocratique du Congo, une journée dédiée au Dr Denis Mukwege a été organisée ce mardi 3 mars par la fondation qui porte son nom et par l’hôpital Panzi, situé dans la province du Sud-Kivu. La cérémonie s’est tenue sans la présence du gynécologue, invité d’honneur absent des commémorations.
Il s’agit de la toute première édition du « Mukwege Day », une initiative visant à reconnaître publiquement l’engagement du médecin envers les victimes de violences sexuelles et la réparation des traumatisme subis.
Parmi les participantes figuraient plusieurs survivantes prises en charge par l’équipe de Panzi. Ces femmes, accompagnées par la structure médicale et associative, ont profité de l’événement pour porter une revendication symbolique et politique.
Elles souhaitent que la date du 1er mars, anniversaire de Denis Mukwege, soit adoptée par la communauté internationale comme journée de célébration et de reconnaissance du parcours du lauréat du prix Nobel de la paix.
Un appel à la reconnaissance internationale
Les personnes soignées à Panzi estiment que fixer le 1er mars comme journée internationale permettrait de renforcer la visibilité des luttes contre les violences basées sur le genre et de rendre hommage aux actions menées par le Dr Mukwege et ses équipes.
Pour la fondation et l’hôpital, cette première édition du Mukwege Day constitue une étape symbolique : elle met en lumière le travail clinique, psychologique et juridique accompli à Bukavu depuis des années, tout en mobilisant l’opinion publique autour de la cause des survivantes.
À l’heure où les discussions se poursuivent au sein des réseaux associatifs et diplomatiques, la demande des survivantes vise autant la mémoire du médecin que la reconnaissance institutionnelle d’une problématique persistante dans l’est du pays.



