RDC : les autorités demandent des poursuites contre les abus sur les réseaux sociaux
En République démocratique du Congo, les autorités intensifient leur intervention face aux excès observés sur les plateformes numériques. Le gouvernement met en garde contre la multiplication des publications jugées toxiques et appelle à un encadrement plus strict des échanges en ligne.

En République démocratique du Congo, les autorités intensifient leur intervention face aux excès observés sur les plateformes numériques. Le gouvernement met en garde contre la multiplication des publications jugées toxiques et appelle à un encadrement plus strict des échanges en ligne.
Le ministre d’État chargé de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a réaffirmé que l’espace virtuel n’échappe pas aux règles de droit et de responsabilité. Selon lui, la liberté d’expression ne saurait servir de prétexte pour propager des mensonges ou attiser les tensions.
Lors d’une allocution récente, il a demandé aux magistrats du parquet de ne laisser passer aucun dossier relevant de diffamation, de diffusion d’informations mensongères ou d’incitation à la haine sans poursuites. L’exigence est claire : chaque plainte de ce type doit être examinée et, le cas échéant, traduite devant la justice.
Cette mise au point intervient alors que les réseaux sociaux connaissent, selon les autorités, une recrudescence de contenus susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la dignité des personnes.
Des procureurs appelés à la fermeté
Concrètement, le ministre enjoint aux procureurs d’engager des actions judiciaires de façon systématique pour dissuader les auteurs de ces agissements. L’objectif affiché est de responsabiliser les internautes et de montrer que les comportements illicites en ligne n’entraînent pas l’impunité.
Une telle orientation place les parquets au centre du dispositif de régulation des contenus numériques : ils devront désormais faire appliquer la loi avec rigueur tout en se montrant vigilants sur la qualification des faits et le respect des procédures.
Si les autorités promettent un suivi renforcé des dossiers, la façon dont ces directives seront appliquées dans les semaines à venir déterminera l’impact réel de cette politique sur la vie quotidienne des usagers des réseaux sociaux.



