Raphaël Boukandoura, journaliste français arrêté en Turquie lundi, libéré

Raphaël Boukandoura, journaliste français, a été libéré mercredi, a annoncé lui‑même à l’Agence France‑Presse (AFP) après son arrestation survenue lundi en Turquie alors qu’il couvait une manifestation prokurde, a confirmé le correspondant de Reporters sans frontières (RSF) en Turquie, Erol Önderoglu.

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Raphaël Boukandoura, journaliste français arrêté en Turquie lundi, libéré
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Raphaël Boukandoura, journaliste français, a été libéré mercredi, a annoncé lui‑même à l’Agence France‑Presse (AFP) après son arrestation survenue lundi en Turquie alors qu’il couvait une manifestation prokurde, a confirmé le correspondant de Reporters sans frontières (RSF) en Turquie, Erol Önderoglu.

Arrestation et placement en centre de rétention

Selon les informations recueillies, Raphaël Boukandoura, qui vit et travaille légalement en Turquie depuis plus de dix ans, a été appréhendé lundi alors qu’il était en reportage lors d’une manifestation à caractère prokurde. Dans la journée, il a été transféré au centre de rétention d’Arnavutköy, situé à proximité de l’aéroport international d’Istanbul.

Ce centre est destiné à la détention administrative de personnes étrangères en attente d’une décision d’éloignement ou d’une procédure d’immigration. Les avocats du journaliste avaient exprimé publiquement leurs craintes d’une éventuelle expulsion, craignant que des démarches administratives ne conduisent à son renvoi du territoire turc.

Libération confirmée et démarches de contact

Mercredi, Raphaël Boukandoura a pris contact avec sa famille et la presse. Il a d’abord appelé son épouse, puis un reporter de l’AFP pour annoncer sa remise en liberté, a indiqué Erol Önderoglu. La confirmation de sa libération a été relayée par l’AFP sur la base de cet échange direct avec le journaliste.

Les modalités précises de cette remise en liberté — notamment s’il a fait l’objet de charges, de poursuites ultérieures ou de conditions particulières liées à son séjour — n’ont pas été détaillées par les parties concernées dans les premières annonces. Les avocats qui avaient exprimé l’inquiétude autour d’une possible expulsion n’avaient pas, au moment de la libération, communiqué d’informations supplémentaires sur d’éventuelles suites judiciaires.

Contexte et enjeux pour la presse

La Turquie reste un pays où la couverture d’événements à caractère politique ou ethnique, notamment concernant la question kurde, peut s’accompagner de risques pour les journalistes, tant nationaux qu’étrangers. Des organisations internationales de défense de la liberté de la presse suivent de près les cas d’arrestations et de détentions de journalistes dans le pays.

Pour les médias africains et les correspondants basés en Turquie, cet épisode souligne l’importance des procédures administratives et de la situation légale des journalistes étrangers. Raphaël Boukandoura, en tant que résident de longue date et professionnel établi sur place, illustre les liens de travail et de vie que maintiennent de nombreux journalistes étrangers en Turquie et les questions que soulèvent des interpellations sur le terrain.

À ce stade, les autorités turques n’ont pas rendu public de communiqué détaillant les motifs de l’arrestation ni les raisons précises de la détention provisoire à Arnavutköy. Les prochaines communications des avocats du journaliste, ainsi que des organisations de défense de la liberté de la presse, permettront d’éclairer les suites administratives ou judiciaires éventuelles.

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