Pour sa première visite au Moyen-Orient, Joe Biden se rend chez un « meurtrier »

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Le président américain, Joe Biden, se rendra en Arabie saoudite le mois prochain (du 13 au 16 juillet), où il rencontrera le prince héritier Mohammed ben Salmane. Pourtant, le prince héritier saoudien est visé par une plainte pour « crimes contre l’humanité », dans le meurtre macabre du journaliste Jamal Khashoggi.

La Maison Blanche a annoncé, ce mardi, que le président, Joe Biden, effectuera sa première visite au Moyen-Orient à la mi-juillet, où il fera escale en Arabie saoudite, dans les territoires palestiniens et en Israël. La porte-parole de la Maison Blanche, Karen Jean-Pierre, a déclaré que la visite de Biden en Arabie saoudite « a été décidée en réponse à l’invitation du roi Salmane » à assister à un sommet politique qui se tiendra à Djeddah le 16 juillet, réunissant les dirigeants des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), en plus de l’Égypte, de l’Irak et de la Jordanie, selon l’agence de presse américaine Associated Press.

Karen Jean-Pierre a ajouté que Biden discutera en Arabie saoudite d’une série de questions bilatérales, régionales et mondiales avec ses homologues arabes, lors de sa première visite au Moyen-Orient depuis son entrée en fonction, en janvier 2021. La porte-parole a indiqué que les discussions saoudiennes porteront sur le soutien à la trêve négociée par l’ONU au Yémen, ainsi que sur les moyens d’élargir la coopération régionale en matière d’économie et de sécurité, notamment en promettant de nouvelles infrastructures et de nouvelles initiatives climatiques, en plus de dissuader les menaces iraniennes, de promouvoir les droits de l’homme et d’assurer la sécurité énergétique et alimentaire mondiales.

Embarras à la Maison-Blanche

La rencontre du président Biden avec le prince héritier saoudien, considéré comme le dirigeant de facto du royaume, va marquer un changement dans la diplomatie américaine. Le président Biden aurait approuvé ce voyage après une certaine réticence. Il avait promis de faire payer l’Arabie saoudite pour son rôle dans le meurtre macabre de Jamal Khashoggi en 2018.

Pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2020, Joe Biden avait affirmé que l’assassinat et le démembrement en 2018 de Jamal Khashoggi – un journaliste saoudien réfugié aux États-Unis critique des autorités saoudiennes – avaient fait de l’Arabie saoudite un pays paria. Des agences américaines du renseignement ont identifié le prince héritier comme le commanditaire de l’assassinat perpétré dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie. Le prince héritier saoudien est visé par une plainte déposée par Reporters sans frontières pour « crimes contre l’humanité ».

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