Nigeria : Abuja dément avoir versé une rançon à Boko Haram pour la libération d’écoliers
Le gouvernement nigérian a fermement nié, mardi 24 février 2026, les allégations selon lesquelles il aurait versé une rançon à la faction Boko Haram pour obtenir la remise de 230 enfants enlevés en novembre 2025.

Le gouvernement nigérian a fermement nié, mardi 24 février 2026, les allégations selon lesquelles il aurait versé une rançon à la faction Boko Haram pour obtenir la remise de 230 enfants enlevés en novembre 2025.
Ces élèves avaient été enlevés le 23 novembre 2025 dans leur établissement catholique, l’école Sainte Mary de Papiri, située dans l’État de Niger, au centre du pays. L’affaire avait provoqué une vive émotion à l’échelle nationale.
Face aux rumeurs et aux informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux, les autorités ont publié une démenti catégorique, rejetant l’idée d’un paiement destiné à négocier la libération des enfants.
Selon les responsables, aucune somme n’aurait été remise aux ravisseurs pour faciliter la sortie des élèves ; le gouvernement insiste sur le fait que sa politique officielle ne favorise pas le versement de rançons aux groupes armés.
Contexte et enjeux sécuritaires
Boko Haram, groupe djihadiste actif depuis plus d’une décennie dans plusieurs régions du Nigeria et au-delà, est fréquemment impliqué dans des enlèvements collectifs visant des civils et des établissements scolaires.
Les épisodes de ce type soulignent les difficultés persistantes des autorités à garantir la sécurité des écoles et alimentent les appels à renforcer la protection des élèves, ainsi qu’à mieux soutenir les familles traumatisées par ces événements.
Articles liés
Soudan : Khartoum rejette les propositions de Washington pour un cessez-le-feu
Kouandé: un commissariat pris pour cible lors d’une attaque armée à l’aube
Tchad : fermeture stricte et immédiate de la frontière avec le Soudan après des incursions répétées
Nigeria : des écoliers libérés contre une «énorme» rançon versée à Boko Haram