Mondial 2026: Sepp Blatter dénonce la politisation du football

Sepp Blatter est revenu à la charge contre la FIFA à quelques mois du Mondial 2026, multipliant les reproches à l’encontre de l’instance dirigeante du football. L’ancien président, souvent au cœur de polémiques, se montre particulièrement remonté contre la manière dont l’organisation traite les pays hôtes, et plus précisément la place dominante accordée aux États-Unis.

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Mondial 2026: Sepp Blatter dénonce la politisation du football
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Sepp Blatter est revenu à la charge contre la FIFA à quelques mois du Mondial 2026, multipliant les reproches à l’encontre de l’instance dirigeante du football. L’ancien président, souvent au cœur de polémiques, se montre particulièrement remonté contre la manière dont l’organisation traite les pays hôtes, et plus précisément la place dominante accordée aux États-Unis.

Avec déjà huit sélections africaines assurées de participer à la prochaine Coupe du monde et une neuvième (la République démocratique du Congo) encore en lice via les barrages intercontinentaux, la compétition s’annonce historiquement élargie à 48 équipes. Pour Blatter, toutefois, cet élargissement reste insuffisant et masque une inégalité de traitement entre les organisateurs : selon lui, le Canada et le Mexique passent au second plan au profit des Américains.

Interrogé par Radio-Canada, il a estimé qu’il serait logique que les trois pays accueillant le tournoi bénéficient d’une visibilité et d’une implication comparables. Il déplore que, dans les faits, la part du gâteau revienne majoritairement aux États-Unis, au détriment notamment du Canada, qui, à ses yeux, aurait dû jouer un rôle plus important dans l’organisation.

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Critique sur la politisation du football

Au-delà de ces considérations d’équité entre hôtes, Blatter pointe ce qu’il perçoit comme une dérive politique au sein de la FIFA. Il a dénoncé la décision de Gianni Infantino de distinguer Donald Trump par une forme de récompense liée à la paix, jugeant inconcevable qu’une instance footballistique se transforme en arbitre d’honneurs à coloration politique.

D’après l’ancien dirigeant, attribuer ce type de distinction depuis le monde du football est inédit et problématique : la sphère sportive ne devrait pas se substituer aux institutions politiques ou diplomatiques pour récompenser des acteurs publics. Ses propos, diffusés lors de l’entretien radiophonique, témoignent d’une inquiétude sur l’instrumentalisation croissante du football à des fins extra-sportives.

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