Michel Cymès affirme qu’aucune étude ne prouve l’efficacité de cet actif très populaire

Très en vogue sur les réseaux sociaux et plébiscité en Corée du Sud, un traitement anti-âge à base d’extrait d’ADN de saumon suscite à la fois enthousiasme et inquiétude : connu sous le sigle PDRN et commercialisé notamment sous le nom de Rejuran, il est vanté pour ses effets régénérants sur la peau mais contesté par certains professionnels de santé qui dénoncent l’absence d’études solides et les risques associés.

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Michel Cymès affirme qu’aucune étude ne prouve l’efficacité de cet actif très populaire
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Très en vogue sur les réseaux sociaux et plébiscité en Corée du Sud, un traitement anti-âge à base d’extrait d’ADN de saumon suscite à la fois enthousiasme et inquiétude : connu sous le sigle PDRN et commercialisé notamment sous le nom de Rejuran, il est vanté pour ses effets régénérants sur la peau mais contesté par certains professionnels de santé qui dénoncent l’absence d’études solides et les risques associés.

Présenté par ses promoteurs comme un soin capable de stimuler la réparation cutanée et la production de collagène, le PDRN (polydeoxyribonucléotide) est extrait d’ADN de saumon — plus précisément de semence de saumon — puis injecté dans le derme. Le recours à cette biotechnologie cosmétique s’inscrit dans une tendance plus large où l’esthétique s’appuie sur des molécules issues de la recherche biologique pour proposer des traitements dits « régénératifs ». Le marché et les influenceurs ont largement contribué à sa notoriété, certains célébrités ayant relayé leur recours à ces injections.

La technique, devenue virale, consiste selon plusieurs témoignages à pratiquer un très grand nombre d’injections localisées sur l’ensemble du visage — l’ordre de grandeur cité par des utilisatrices et des médias spécialisés atteint 700 injections — ce qui explique en partie les retours sur la douleur et l’inconfort pendant la séance. Les praticiens qui proposent cette méthode vantent des bénéfices tels que l’amélioration de l’élasticité, de l’hydratation et de la texture cutanée, ainsi qu’une réduction de l’inflammation et une régulation de la pigmentation.

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Controverses médicales et mises en garde

Les avis restent toutefois divisés au sein de la communauté médicale. Interrogée par Marie Claire (version américaine), la dermatologue Claire Chang a défendu le Rejuran en citant « des propriétés régénératrices et cicatrisantes », ainsi que « la stimulation de la production de collagène, la réduction de l’inflammation, l’amélioration de la pigmentation et de l’hydratation de la peau ». Ces éléments sont avancés par les praticiens qui utilisent le PDRN comme fondement de son intérêt en esthétique.

En revanche, le médecin et animateur Michel Cymes a publiquement mis en garde contre l’engouement pour ce type de produit. Sur les réseaux sociaux, il a estimé que « à ce jour, aucune étude sérieuse ne prouve que l’ADN de saumon ou d’un autre animal améliore réellement l’état de votre peau », qualifiant une grande partie du discours commercial d’arguments marketing plutôt que de preuves médicales. Il a aussi attiré l’attention sur des risques concrets : « S’injecter une substance animale sous la peau, c’est risqué. Allergies, infections, réactions inflammatoires, bref des effets secondaires possibles que les influenceurs oublient souvent de mentionner ».

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