Médiateur de la République: le Parlement enclenche une réforme qui refroidit les ambitions de succession à Pascal Essou

​Alors que le mandat du Médiateur de la République, Pascal Essou, arrive à son terme, les coulisses politiques s’activaient déjà autour de sa succession. Nombreux étaient les prétendants qui lorgnaient ce poste stratégique de régulation entre les citoyens et l’administration publique.

Edouard Djogbénou
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Politique
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Médiateur de la République: le Parlement enclenche une réforme qui refroidit les ambitions de succession à Pascal Essou
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Cependant, une réforme surprise actuellement à l’étude au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo pourrait couper court à toutes les ambitions. ​En effet, l’Assemblée nationale va officiellement lancer ce vendredi l’examen en procédure d’urgence d’une modification de la loi instituant le Médiateur de la République.

Selon les informations rapportées par le journal Dynamisme Info, le grand changement envisagé consiste à confier directement cette fonction au vice-président du Conseil économique et social (CES). Si cette option venait à être validée par les députés, il n’y aurait plus de nomination exclusive à la tête de l’institution : le poste deviendrait une attribution d’office attachée à une autre institution de l’État.

​Pour justifier cette fusion, les défenseurs du texte mettent en avant des arguments d’ordre budgétaire, insistant sur la nécessité de rationaliser les ressources de l’État et d’alléger les dépenses publiques de fonctionnement. Une explication qui suscite toutefois le scepticisme de plusieurs analystes politiques.

Ces derniers pointent du doigt une contradiction avec la tendance générale de ces dernières années, marquée par le renforcement des effectifs de certaines structures administratives et la création de postes dont les compétences se chevauchent parfois comme le corps des ministres-conseillers.

​Une chose reste évidente : si cette réforme est votée en l’état par le parlement, le poste de Médiateur de la République perdra son autonomie institutionnelle. Une décision qui douchera définitivement les espoirs de tous ceux qui espéraient succéder à Pascal Essou.

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