Maroc : une pétition pour le retour de l’heure en temps universel recueille plus de 100 000 signatures

Dans la nuit du 21 au 22 mars 2026, à la suite de la fin du mois de ramadan, le Maroc a procédé au changement d’heure qui marque le retour à son fuseau habituel. Depuis 2018, Rabat applique le décalage UTC+1 la majeure partie de l’année, en revenant temporairement au temps universel coordonné (TU/UTC) pendant la période du jeûne.

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Maroc : une pétition pour le retour de l’heure en temps universel recueille plus de 100 000 signatures
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Une pétition en ligne, portée par des citoyens et relayée par son initiateur Mohacine el‑Ouadouari, réclame désormais de maintenir en permanence l’heure TU, qualifiée par ses promoteurs de plus compatible avec l’horloge interne des Marocains. Le texte a recueilli 107 576 signatures et suscite un débat public croissant.

Dans les rues de Casablanca, de nombreux habitants expliquent ressentir des effets négatifs depuis l’adoption d’UTC+1 : difficultés d’endormissement, baisse de concentration et variations d’humeur sont régulièrement évoquées. Plusieurs personnes interrogées par des correspondants locaux estiment que l’heure actuelle perturbe davantage leur rythme quotidien qu’elle ne l’avantage.

Le choix du gouvernement en 2018 avait été présenté sous l’angle des économies d’énergie et d’une meilleure synchronisation avec les principaux partenaires commerciaux du royaume, notamment la France et l’Espagne. Cet argument économique reste avancé par l’exécutif pour justifier le maintien du décalage horaire.

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Un impact sanitaire jugé trop important

Pour Mohacine el‑Ouadouari, professeur de philosophie et porte‑voix de la pétition, les bénéfices supposés ne compensent pas les conséquences sur la santé publique. Il affirme que de nombreuses études montrent une discordance entre l’heure officielle actuelle et le rythme biologique des habitants, entraînant des répercussions psychologiques et physiologiques.

Fort de ses plus de 107 000 soutiens, l’enseignant souhaite porter la question devant les instances législatives. Le cadre juridique marocain prévoit la possibilité de soumettre des pétitions aux autorités afin qu’elles examinent formellement des demandes citoyennes ; la gestion de l’heure relève, selon des décisions récentes de la justice constitutionnelle, de la responsabilité des pouvoirs publics.

Un sondage réalisé par le cabinet PwC, cité par les promoteurs de la démarche, indique que 77 % des personnes interrogées estiment que le changement d’heure légal provoque des perturbations du sommeil, un argument de poids dans le dossier que souhaitent présenter les pétitionnaires aux autorités.

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