Maroc : 3 joueurs critiqués pour avoir « liké » des publications célébrant la parade du Sénégal
Une polémique née sur les réseaux sociaux oppose des internationaux marocains et des supporters sénégalais après que plusieurs joueurs marocains aient « aimé » des publications montrant la parade du trophée du Sénégal au Stade de France, déclenchant une vague de réactions et de commentaires en ligne.

Selon les messages partagés et relayés sur différentes plateformes, six internationaux marocains seraient impliqués dans ces interactions. Parmi les noms cités figurent Ismaël Saibari, Eliesse Ben Seghir, Oussama Targhalline et Yassine Kechta. Les publications « likées » provenaient notamment de joueurs sénégalais, dont Ismaïla Jakobs et le capitaine Pape Gueye, à l’issue d’un match amical entre le Sénégal et le Pérou (2-0). Face aux réactions, la plupart des « likes » auraient été retirés rapidement par les comptes concernés, tandis que d’autres sont restés visibles plus longtemps.
Le contexte sportif entre les deux pays est déjà tendu depuis que la Confédération africaine de football a attribué le titre de champion d’Afrique au Maroc, suite au forfait accordé au Sénégal lors de la finale du 18 janvier. Les autorités sénégalaises ont contesté cette décision devant le Tribunal Arbitral du Sport. Malgré cette désignation administrative, le trophée est conservé physiquement par le Sénégal.
La parade organisée à Paris, rassemblant des dizaines de milliers de supporters, a été perçue par une partie de l’opinion marocaine comme une provocation. Les interactions numériques des joueurs sur ces publications ont été interprétées par certains commentateurs comme un manquement à une attente de solidarité nationale dans ce contexte conflictuel.
Enjeux réglementaires et réactions possibles
Sur le plan des règles internationales, un « like » sur une publication n’établit pas, en soi, une infraction disciplinaire. Au niveau national, une saisie de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), présidée par Fouzi Lekjaa, resterait envisageable si des autorités décidaient d’examiner ces faits, mais l’instance n’a pas communiqué publiquement à ce sujet.
Parmi les mesures internes évoquées dans les échanges publics figurent un rappel à l’ordre, d’éventuelles sanctions disciplinaires ou d’autres dispositions au sein du groupe. Le positionnement du staff technique, notamment de Mohamed Ouahbi, pourrait également être pris en compte.
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