Mali : renouvellement de 10 ans du permis d’exploitation de la mine d’or de Loulo accordé à Barrick
Le gouvernement malien a approuvé le 13 février le renouvellement pour dix ans du permis d’exploitation de la mine d’or de Loulo, désormais enregistré au nom de SOMILO S.A., filiale locale du groupe canadien Barrick. Situé dans la région de Kayes, à l’ouest du pays, le complexe Loulo‑Gounkoto constitue le principal actif aurifère du Mali et sa remise en exploitation pleine et entière intervient après une période de tensions réglementaires entre l’État et l’opérateur.

Le gouvernement malien a approuvé le 13 février le renouvellement pour dix ans du permis d’exploitation de la mine d’or de Loulo, désormais enregistré au nom de SOMILO S.A., filiale locale du groupe canadien Barrick. Situé dans la région de Kayes, à l’ouest du pays, le complexe Loulo‑Gounkoto constitue le principal actif aurifère du Mali et sa remise en exploitation pleine et entière intervient après une période de tensions réglementaires entre l’État et l’opérateur.
La mine, exploitée à hauteur de 80 % par Barrick et 20 % par l’État via la société SOMILO, occupe une place stratégique dans l’économie malienne, où l’or représente entre 80 et 85 % des recettes d’exportation. Le permis initial avait été octroyé par décret en février 1996 pour une durée de 30 ans, s’inscrivant dans le cadre d’une convention signée le 2 avril 1993. Depuis, le périmètre autorisé, d’abord de 48 km², a été étendu à trois reprises pour atteindre 261,225 km², traduisant l’importance croissante du site dans la cartographie minière nationale.
Une nouvelle étude de faisabilité produite dans le cadre du renouvellement identifie des horizons exploitables à moyen terme : six années de réserves pour les opérations à ciel ouvert et seize années pour les secteurs souterrains, avec une production annuelle brute estimée entre 420 000 et 421 000 onces d’or. Ces éléments techniques accompagnent la décision administrative et fournissent les bases chiffrées aux plans d’investissement et d’exploitation.
Relance après tensions réglementaires
Les autorités maliennes et Barrick avaient connu des épisodes de brouille liés à l’application du Code minier révisé en 2023, qui avaient conduit à la suspension temporaire des exportations et à des perturbations opérationnelles sur le site. Un accord intervenu fin 2025 a permis la reprise complète des activités industrielles dès décembre de la même année, et la prolongation du permis s’inscrit dans la normalisation de la situation juridique et fiscale entre les parties.
Pour l’exercice 2026, Barrick anticipe une production attribuable comprise entre 260 000 et 290 000 onces d’or, ce qui devrait porter la production totale du complexe à plus de 360 000 onces sur l’année, selon les estimations communiquées par l’opérateur. Ces prévisions interviennent alors que les cours internationaux de l’or restent soutenus, renforçant l’impact potentiel des volumes produits sur les recettes fiscales et parafiscales maliennes.
L’allongement de la durée d’exploitation des galeries souterraines implique des besoins d’investissement en infrastructures, en équipement et en optimisation des procédés. Du côté de l’opérateur, la sécurisation du cadre réglementaire permet de consolider les plans industriels et financiers déjà engagés pour les prochaines années.
Le décret de renouvellement du permis a été adopté en conseil des ministres le 13 février et le transfert du titre d’exploitation à SOMILO S.A. a été officialisé
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