Mali-RDC: l’actionnariat minier local bute sur le financement
Le Conseil des ministres du Mali a adopté le 28 août 2026 un décret fixant à 35 % la participation cumulée de l’État et des investisseurs nationaux dans le capital de Mines de Kobada-S.A., dans le cadre du futur projet aurifère de Kobada.

Cette participation se répartit entre 10 % gratuits et non diluables pour l’État, 20 % supplémentaires en numéraire et 5 % réservés aux investisseurs nationaux. Le décret confie la gestion de cette participation à la Société du patrimoine minier du Mali.
Selon APAnews, le gouvernement malien n’a pas encore précisé le montant nécessaire à l’acquisition des 20 % en numéraire ni les modalités de souscription des 5 % réservés aux investisseurs nationaux. Toubani Resources indique pour sa part que le projet de Kobada, situé à environ 126 kilomètres au sud de Bamako, repose sur des ressources de 2,2 millions d’onces, une production moyenne attendue de 162 000 onces par an et un coût initial de développement de 216 millions de dollars.
En RDC, la loi n°18/001 du 9 mars 2018 sur le code minier prévoit au moins 10 % de participation de personnes physiques de nationalité congolaise dans le capital des sociétés minières. L’article 144 bis du règlement minier présente une répartition possible entre 5 % pour un ou plusieurs Congolais capables d’acquérir les parts et 5 % pour les employés, tandis que le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a rappelé le 30 janvier 2026 l’obligation d’accorder 5 % du capital aux travailleurs congolais, avec un moratoire de mise en conformité jusqu’au 31 juillet 2026.
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