Madagascar : couvre-feu à Antananarivo à la veille des élections présidentielles
Depuis mercredi, les autorités malgaches ont instauré un couvre-feu à Antananarivo, la capitale du pays. Cette décision a été prise en raison des actes de violences enregistrés lors de cette période électorale.

Depuis mercredi, les autorités malgaches ont instauré un couvre-feu à Antananarivo, la capitale du pays. Cette décision a été prise en raison des actes de violences enregistrés lors de cette période électorale.
À la veille du premier tour de l’élection présidentielle à Madagascar, le préfet de police de la capitale, Antananarivo, a instauré un couvre-feu du mercredi soir jusqu’aux premières heures de ce jeudi. Cette décision intervient dans un contexte électoral tendu, marqué par des actes de destruction de matériel électoral.
Le préfet a averti contre toute action susceptible d’entraîner des arrestations, spécifiant que ces actions seraient aggravées en cette période cruciale pour le pays. Les onze millions d’électeurs inscrits devront choisir parmi treize candidats, dont le président sortant, Andry Rajoelina, aspirant à un second mandat.
Un appel au boycott
Depuis le début de la campagne pour ce scrutin présidentiel, un collectif d’opposants, incluant d’anciens présidents, a appelé les électeurs à boycotter le scrutin, contestant l’éligibilité de Rajoelina après des controverses sur sa double nationalité et réclamant la suspension du processus électoral.
Les élections précédents ont été marqués par des manifestations régulières de l’opposition, réprimées parfois par des forces de l’ordre. Malgré ces appels à manifester, la mobilisation est restée relativement limitée.
Madagascar, indépendante depuis 1960, a rarement connu une élection sans précédent de contestations ou de périodes de transition tumultueuses.
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