Madagascar : arrestation de six personnes pour détournement de fonds souverains

Samedi 4 avril 2026, le pôle dédié à la lutte contre la corruption d’Antananarivo a ordonné l’incarcération de six personnes mises en cause pour détournement de fonds provenant du Fonds souverain malagasy (FSM), l’instrument public destiné à soutenir des projets d’intérêt stratégique.

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Madagascar : arrestation de six personnes pour détournement de fonds souverains
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Ces placements en détention interviennent seulement deux jours après la révélation d’un supposé complot visant la vie du chef de l’État de la Refondation, Michaël Randrianirina. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, a affirmé l’existence d’un lien direct entre l’enquête sur le FSM et l’affaire du complot.

Les magistrats spécialisés ont mis au jour, à l’issue des vérifications, des manœuvres répétées pour éluder les contrôles internes du Fonds. D’après les investigations parties d’une plainte déposée par la présidence de la Refondation le 20 mars, des décaissements frauduleux totalisant 19,4 milliards d’ariary (un peu plus de 4 millions d’euros) ont été recensés — un montant proche de celui évoqué comme ayant servi au financement du projet de renversement.

Les actes incriminés couvriraient une période comprise entre le 12 février et le 13 mars. Au centre des opérations figure le général de brigade aérienne à la retraite Jean Alfred Rakotomaronirina, nommé directeur général par intérim du FSM par les autorités de transition en janvier, et qui, selon la garde des Sceaux, est soupçonné d’un rôle dans la tentative de coup d’État.

Un complot présumé

Sur le volet purement pénal, le parquet a engagé des poursuites contre treize personnes pour leur implication supposée dans un projet d’assassinat du président de la transition. Depuis le 2 avril, onze suspects se trouvent en détention provisoire et deux autres font l’objet de mandats d’arrêt.

Lors des premières audiences, plusieurs mis en cause auraient admis avoir disposé sur leurs comptes personnels d’environ 20 milliards d’ariary, somme que la justice présente comme destinée à financer l’opération contre Michaël Randrianirina. Les enquêteurs tentent désormais de préciser les circuits financiers et d’identifier l’ensemble des acteurs impliqués dans ces transferts.

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