Madagascar : 14e campagne de chirurgie gratuite contre la fistule obstétricale à Antananarivo
Surnommée dans le pays la « maladie de la honte », la fistule obstétricale reste avant tout une pathologie liée à l’isolement des patientes à Madagascar. Les femmes atteintes subissent une stigmatisation importante liée à leur état, phénomène souligné par les professionnels qui suivent ces cas sur la Grande Île.

Surnommée dans le pays la « maladie de la honte », la fistule obstétricale reste avant tout une pathologie liée à l’isolement des patientes à Madagascar. Les femmes atteintes subissent une stigmatisation importante liée à leur état, phénomène souligné par les professionnels qui suivent ces cas sur la Grande Île.
Chaque année, plus de 5 000 nouvelles patientes sont diagnostiquées avec cette complication obstétricale à Madagascar. Le chiffre concerne exclusivement les cas recensés annuellement sur l’ensemble du territoire national, selon les bilans publiés par les équipes médicales impliquées dans la prise en charge.
La fistule obstétricale se présente comme une lésion grave résultant d’accouchements prolongés sans assistance médicale adéquate. Ce traumatisme obstétrical provoque chez les victimes une incontinence totale, altérant fortement leur quotidien.
Campagne chirurgicale et formation
Pour tenter d’enrayer ce problème, l’initiative appelée « Fistula » a lancé sa 14e campagne de chirurgie gratuite. Les opérations ont lieu au Pavillon Sainte-Fleur, situé à Antananarivo, où des équipes se mobilisent pour la prise en charge opératoire des patientes.
Lors de cette campagne, l’objectif annoncé porte sur l’intervention chirurgicale de 25 femmes souffrant de fistule obstétricale. Parallèlement aux interventions, la mission prévoit la formation des spécialistes locaux afin d’améliorer le traitement de cette pathologie au sein du pays.
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