Macron: «Les Européens doivent sortir de la naà¯veté» vis-à -vis des États-Unis
«Les Européens doivent sortir de la naïveté» en «tirant les conséquences» des nouveaux choix stratégiques des États-Unis, tournés vers leur rivalité avec la Chine, a déclaré mardi 28 septembre, le président français Emmanuel Macron.

«Les Européens doivent sortir de la naïveté» en «tirant les conséquences» des nouveaux choix stratégiques des États-Unis, tournés vers leur rivalité avec la Chine, a déclaré mardi 28 septembre, le président français Emmanuel Macron.
La tension diplomatique entre la France et les Etats-Unis, suscitée par l’annonce, le 15 septembre, d’un partenariat stratégique entre les USA, l’Australie et le Royaume-Uni, qui s’est soldé par l’annulation d’un mégacontrat de sous-marins français à Canberra, continue de se faire ressentir dans des déclarations diverses. Revenant sur le sujet ce mardi 28 septembre 2021, le président Français Emmanuel Macron, a craché ses vérités sur la toile publique.
Pour le patron de l’Elysée, «les Européens doivent sortir de la naïveté» en «tirant les conséquences» des nouveaux choix stratégiques des États-Unis, tournés vers leur rivalité avec la Chine. «Lorsque nous sommes sous l’effet de pressions de puissances qui parfois se durcissent, réagir, montrer que nous avons avec nous aussi la puissance et la capacité à nous défendre n’est pas céder à l’escalade, c’est simplement nous faire respecter», a-t-il martelé lors d’une conférence de presse avec le premier ministre grec, en réaction à la perte par la France du contrat australien de sous-marins au profit des États-Unis.
Grands amis historiques
«Les États-Unis d’Amérique sont des grands amis historiques et des alliés en termes de valeurs, mais nous sommes obligés de constater que depuis plus de dix ans, les États-Unis d’abord se concentrent sur eux-mêmes, et ont des intérêts stratégiques qui se réorientent vers la Chine et le Pacifique», a-t-il souligné. «C’est leur droit, c’est leur propre souveraineté. Mais nous serions là aussi naïfs, ou nous commettrions une terrible erreur, à ne pas vouloir en tirer toutes les conséquences pour nous-mêmes», a-t-il insisté, à l’occasion de la signature avec la Grèce d’un contrat de vente de trois frégates.
«C’est avec le même pragmatisme et la même lucidité que nous devons en tant qu’Européens prendre notre part de nos propres protections. Ce n’est pas une alternative à l’alliance avec les États-Unis, pas une substitution, c’est assumer ce pilier européen dans le cadre de l’Otan. Il nous est demandé d’assumer davantage notre propre protection, je pense que c’est légitime ; c’est donc à nous de le faire», a-t-il conclu, selon AFP.
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