L’Unesco va évaluer les dégâts d’un temple du conflit Thaïlande-Cambodge

L’Unesco a annoncé lundi 19 janvier qu’elle enverrait, dès que les conditions de sécurité le permettront, une mission technique pour évaluer les dégâts subis par le temple ancien de Preah Vihear, frappé par les récents affrontements frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge. Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’agence onusienne précise que les autorités nationales cambodgiennes ont officiellement sollicité une expertise indépendante sur l’état du site.

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Une mission technique de l’Unesco demandée par Phnom Penh

L’Unesco a annoncé lundi 19 janvier qu’elle enverrait, dès que les conditions de sécurité le permettront, une mission technique pour évaluer les dégâts subis par le temple ancien de Preah Vihear, frappé par les récents affrontements frontaliers entre la Thaïlande et le Cambodge. Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’agence onusienne précise que les autorités nationales cambodgiennes ont officiellement sollicité une expertise indépendante sur l’état du site.

Le gouvernement cambodgien a demandé cette évaluation afin d’obtenir une appréciation objective et spécialisée des dommages et des risques pour la conservation du monument. L’Unesco indique que la mission se rendra sur place «lorsque les conditions le permettront», soulignant que l’accès au site reste tributaire d’une amélioration de la situation sécuritaire le long de la frontière.

Un site fragilisé et une réponse internationale attendue

Perché sur un éperon rocheux et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008, le temple de Preah Vihear est un édifice religieux majeur de l’ancienne civilisation khmère, dont les parties principales datent des XIe et XIIe siècles. Son emplacement, à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, en a fait au fil des décennies un point de friction récurrent entre les deux pays, avec des épisodes de violences ayant déjà affecté l’intégrité du site.

La mission que projette d’envoyer l’Unesco sera composée d’experts techniques — conservateurs, architectes du patrimoine, archéologues et ingénieurs — chargés de mener une inspection détaillée, d’identifier les dommages directs et indirects (telles que fissures, effondrements partiels, déstabilisation des assises), et d’évaluer les mesures d’urgence nécessaires. Le rapport qui en découlera devrait également contenir des recommandations pour la stabilisation, la restauration et la prévention de nouvelles dégradations.

Au-delà de l’aspect patrimonial, la démarche s’inscrit dans un cadre institutionnel: les évaluations indépendantes de l’Unesco servent de référence pour les décisions du Comité du patrimoine mondial et pour coordonner l’aide internationale éventuelle destinée à la conservation du site.

Enjeux régionaux et perspectives

La protection de Preah Vihear revêt une portée symbolique importante pour le Cambodge, mais aussi pour la région, car elle illustre la vulnérabilité des biens culturels en zones de tension. Les conclusions de la mission Unesco pourront alimenter les dialogues bilatéraux et les efforts de coopération technique entre Phnom Penh et Bangkok, ainsi que mobiliser un soutien international pour la sauvegarde du monument.

L’Unesco rappelle que la sécurité des experts et l’accès sans entrave au site seront déterminants pour la réalisation de la mission. Le calendrier exact de déplacement reste donc conditionné à l’évolution de la situation sur le terrain et aux garanties de protection fournies par les autorités concernées.

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