Liban : Israël affirme avoir frappé des positions du Hezbollah

L’armée israélienne a annoncé lundi avoir mené des frappes contre plusieurs sites du Hezbollah dans le sud du Liban. Dans un communiqué, l’armée affirme avoir « détruit des structures militaires utilisées par le Hezbollah pour mener des exercices et des entraînements destinés aux terroristes, ainsi que pour planifier et mener des attaques contre les troupes de l’armée israélienne et les civils israéliens ». Le texte officiel ne précise pas les lieux exacts des bombardements.

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Liban : Israël affirme avoir frappé des positions du Hezbollah
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Frappes israéliennes ciblant des sites du Hezbollah dans le sud libanais

L’armée israélienne a annoncé lundi avoir mené des frappes contre plusieurs sites du Hezbollah dans le sud du Liban. Dans un communiqué, l’armée affirme avoir « détruit des structures militaires utilisées par le Hezbollah pour mener des exercices et des entraînements destinés aux terroristes, ainsi que pour planifier et mener des attaques contre les troupes de l’armée israélienne et les civils israéliens ». Le texte officiel ne précise pas les lieux exacts des bombardements.

Selon l’agence de presse libanaise Ani, les bombardements ont touché des villages situés au nord du fleuve Litani. Si cette localisation est confirmée, elle placerait les frappes en dehors de la zone du sud libanais où, selon l’armée libanaise, des mesures de désarmement du mouvement chiite avaient été mises en œuvre récemment.

Contexte du désarmement et enjeux régionaux

Début janvier, l’armée libanaise avait annoncé avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie méridionale du pays située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une zone qui s’étend jusqu’à environ trente kilomètres au nord de la frontière. Cette opération, présentée par Beyrouth comme un pas vers la stabilisation du sud libanais, visait à réduire les capacités militaires du mouvement dans la bande frontalière.

Les frappes israéliennes interviennent donc dans un contexte tendu, où la cartographie des forces et des zones sous contrôle est précisément scrutée par les acteurs locaux et internationaux. L’absence de localisation précise fournie par l’armée israélienne alimente les interrogations sur la conformité de ces actions avec les lignes de démarcation et les accords en vigueur dans la région.

Le fleuve Litani constitue un repère géographique et stratégique majeur au Liban. Historiquement, il a servi de référence pour délimiter des zones d’influence et de déploiement militaire. Toute opération militaire de part et d’autre de cette ligne peut provoquer des réactions diplomatiques et des inquiétudes au sein des forces internationales de maintien de la paix déployées dans le sud du Liban.

Plusieurs pays africains sont également concernés indirectement : certains d’entre eux contribuent aux missions internationales de maintien de la paix au Liban et suivent de près l’évolution de la situation. Par ailleurs, les tensions au Moyen-Orient ont des répercussions sur le plan économique et sécuritaire pour de nombreux États africains, notamment en matière d’approvisionnement énergétique, de routes commerciales et de flux migratoires.

La communauté internationale, les ONG et les acteurs régionaux surveillent de près ces développements. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si ces frappes resteront isolées ou si elles s’inscriront dans une montée des hostilités susceptible d’entraîner une nouvelle escalade le long de la frontière libano-israélienne.

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